C’est à travers une déclaration rendue publique ce mercredi 23 juin 2021 à Kinshasa, que quelques organisations féminines de la société civile se sont prononcées sur la question de la remise et reprise qui se fait toujours retarder au niveau de la direction générale du Cadastre Minier (Cami). Ainsi, dénoncent-elles, une discrimination à l’endroit de la nouvelle directrice générale qui n’arrive toujours pas à prendre ses fonctions, d’autant plus que le directeur sortant semble indeboulonnable voilà déjà plus de deux ans que le président sortant avait signé l’ordonnance d’une nouvelle mise en place. Ces organisations féminines en appellent aux autorités compétentes afin de remédier à ce problème.
Ci-dessous l’intégralité de cette déclaration des organisations féminines de la société civile faite ce mercredi 23 juin et dont copie est parvenue à politiquerdc.net ce jeudi 24 juin 2021.
DÉCLARATION DES ORGANISATIONS FEMININES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE SUR LA DIRECTION GÉNÉRALE DU CADASTRE MINIER ET SA GESTION EFFICACE (CAMI)
Femmes Solidaires (FESO) et d’autres structures Féminines de la Société Civile œuvrant dans le secteur des ressources naturelles sont préoccupées par la situation qui se passe au Cadastre Minier de la RDC (CAMI).
Il est connu de tous que la nouvelle Directeur Général, Madame Chantal Bashizi a été nommé en remplacement de l’ancien DG depuis des années et que sa notification, bien que tardive, lui a tout récemment été adressée par la nouvelle ministre des Mines du Gouvernement Sama Lukonde. La notification officielle est le document requis pour qu’un DG entre officiellement en fonction, pourtant, cela n’est toujours pas le cas pour la nouvelle DG. Pour que le peuple congolais se retrouve dans la manne minière dont nous sommes dotés, on doit laisser Madame Chantal Bashizi mettre en œuvre les modifications qu’elle a intégrées dans le Code Minier révisé en tant que Vice-Président de la Commission gouvernementale chargée de la révision du Code Minier.
Pour Rappel, le Ministre des Mines a reçu les copies conformes de 5 ordonnances à notifier aux impétrants . Elle a notifié à 4 Messieurs nommés au CEEC, SAEMAPE, SGNC et CRM et pas à la seule femme du groupe nommée au Cadastre Minier (CAMI). Est-ce parce que c’est une femme ?
Nous insistons sur la discrimination faite à la femme alors que sur le plan international on a ratifié la CEDEF, la résolution 1325 etc., sur le plan africain, le protocole additionnel à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme et puis sur le plan national on viole l’article 14 de la Constitution. Nous rappelons ici que la vision du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi pronne la promotion de la femme et l’équilibre genre.
Nous devons lutter pour que la femme congolaise trouve sa véritable place dans la société.
À noter que cette semaine, par surprise on vient de voir un deuxième report de la remise et reprise et on sent une certaine léthargie qui risquerait de mettre en mal l’avenir de cette structure importante dans la gestion du secteur minier de la RDC.
Nous, organisations féminines de la société civile œuvrant pour les droits des femmes et les ressources naturelles exigeons que la date de remise et reprise entre les deux directeurs tels qu’indiqué par le Premier Ministre Sama Lukonde pour ce 02/07/2021 ne connaissent plus aucun report et que les mécanismes d’implication de la Société Civile dans le suivi des activités du Cadastre Minier soient clarifiés par Le Ministère des Mines et la Direction Générale de la dite institution.
Les organisations féminines de la société civile :
• FEMMES SOLIDAIRES (FESO)
• RESEAU POUR LE DEVELOPPEMENT INTEGRAL DU CONGO (REDIC)
• SOLIDARITE DE FEMME SUR LE FLEUVE CONGO (SOFFLECO)
• HOPE MAMA AFRICA (HMA)
• OISILLONS GROUPE – LE MONDE PAR LE FEMININ
• DYNAMIQUE DE JEUNE ET FEMME POUR LE DEVELLOPEMENT DURABLE (DJFED)



















































