En marge de la célébration le mardi 08 mars 2022 de la Journée internationale des Droits des Femmes, le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Dr Jean-Jacques MBUNGANI a échangé à Kinshasa avec la gente féminine de son ministère, en son cabinet de travail, à l’immeuble Intelligent.
Les questions liées au gender: « l’équité des sexes contre égalité des sexes et l’exclusion sociale contre l’inclusion sociale », ont été au menu de cette rencontre, qui a constitué une opportunité pour ces femmes de soumettre au Dr Jean-Jacques MBUNGANI leurs préoccupations, notamment celles relatives au processus de la mise en place de la Cellule Genre au Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention.
En termes clairs, ces femmes ont sollicité l’accompagnement de l’autorité de tutelle dans l’application de l’arrêté portant création, organisation et fonctionnement des Cellules sectorielles Genre au sein du ministère de la Santé.
Dans son mémorandum adressé au Ministre Jean-Jacques MBUNGANI, Mme Emilia NTUMBA, Chef de la délégation, déplore le fait que, jusqu’à ce jour, rien n’est encore fait pour la désignation et l’installation des membres de la Cellule Genre du Ministère de la Santé, malgré l’accompagnement des cadres du secrétariat général du Ministère du Genre, Famille et Enfant.
« Il est important de signaler que cette Cellule est déjà installée et est opérationnelle dans presque toutes les administrations sauf dans l’administration de notre Ministère. Et, pourtant, le Chef de l’Etat insiste sur la prise en compte de la masculinité et la féminité dans nos administrations respectives », a-t-elle déploré.
Dans son plaidoyer, Emilia NTUMBA a évoqué le traitement des inégalités et des violences de toutes sortes que subissent les femmes dans diverses Directions comme dans les Programmes du Ministère de la Santé.
Elle a souligné l’absence d’un cadre pouvant mener le plaidoyer pour la nomination des femmes à des postes décisionnels et de responsabilité. La non-représentativité de la femme à tous les niveaux de responsabilité, dans toutes les structures sanitaires du pays constitue encore un autre frein à l’installation de la cellule genre au Ministère de la santé.
« Notre ministère dispose de 9.529 structures sanitaires dont 9.477 sont dirigées par les hommes (99.5%) et 62 seulement par les femmes (0.5%°) », a renseigné la Cheffe de la délégation.
La délégation de femmes du MSHP fustige également le fait que le personnel féminin soit toujours marginalisé, violenté sous toutes les formes et déconsidéré malgré ses capacités intellectuelles et managériales avérées.
Face à cette situation, les femmes du Ministère comptent sur l’implication du patron de la santé en RDC afin de changer et renverser cette donne et aussi corriger les inégalités et les injustices, tout en luttant contre toutes formes de violences faites à la femme au sein de son Ministère.
De son côté, le Ministre Jean-Jacques MBUNGANI a été très touché par le plaidoyer des femmes de son ministère.
«J’ai observé quelques inégalités dans vos revendications. Mais le vœu du Chef de l’Etat est que personne ne soit marginalisée. Il est important que la notion du genre soit appliquée dans notre ministère », a-t-il réagi.
Toutefois, le numéro Un de la santé en RDC a proposé que ce genre de rencontre avec les femmes de son ministère soit permanente pour réfléchir ensemble et proposer des solutions idoines à certaines revendications.
« Je pense que cette approche va nous permettre d’avancer. Je demanderais au Secrétaire général de s’activer rapidement afin que toutes vos revendications soient prises en compte », a indiqué Dr Jean-Jacques MBUNGANI.
Très réceptif, le Ministre de la SHP a suggéré la mise en place d’un groupe de travail qui sera constitué d’une équipe de son cabinet et de 5 membres de la Cellule Genre désignés à l’unanimité par tous.
« Ensemble, nous allons réfléchir pour trouver des réponses globales et pérennes pour lutter contre la violence et les inégalités dans notre secteur. Il faut vraiment corriger les erreurs en termes de violences sur le genre. Je demande que la prochaine rencontre soit organisée dans un mois avec les membres du cabinet pour que vos revendications soient rencontrées le plus tôt possible», a conclu le ministre de la Santé, Jean-Jacques MBUNGANI.
Rédaction



















































