Dans un communiqué officiel rendu public le weekend dernier, et signé par le Secrétaire Général à l’Economie, Célestin Twite, le ministère de l’économie nationale vient de revoir légèrement à la hausse les prix des produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire national.
Désormais, les automobilistes et les autres consommateurs devront acheter les produits pétroliers à la pompe aux prix ci-après :
- Pour la zone d’approvisionnement Ouest, qui comprend entre autres la ville de Kinshasa :
- Essence: 2.195 FC/Litre ;
- Gasoil:
2.185 FC/Litre ; - Pétrole : 1.800FC/Litre
Pour la zone d’approvisionnement Est:
- Essence: 2.650 FC/Litre ;
- Gasoil :
2.600 FC/Litre ; - Pétrole :
2.150 FC/Litre - Pour la zone d’approvisionnement Sud:
- Essence :
2.695 FC/Litre ; - Gasoil :
2.690 FC/Litre ; - Pétrole :
2.250 FC/Litre
Selon le ministère de l’économie ce réajustement des prix est motivé par l’évolution considérable des paramètres de la structure des prix et la nécessité de maintenir l’équilibre du système d’approvisionnement du pays en produits pétroliers.
Il faut noter que cette hausse légère des prix du carburant à la pompe intervient dans un contexte de crise causée notamment par la pénurie de carburant dans les stations service, où les automobilistes de la capitale, par exemple, avaient d’énormes difficultés pour s’approvisionner en essence et en gasoil. Il y en a qui faisaient la queue pendant des heures pour acheter de l’essence ou du gasoil.
Une situation qui a rendu très difficile la circulation des personnes et de bien et qui a occasionné la rareté et la hausse illégale des tarifs des transports en commun.
De ce qui précède, les analystes s’interrogent si ce réajustement des prix à la pompe est le fruit d’un modus vivendi entre le gouvernement de la République et les opérateurs du secteur pétrolier ou un diktat des pouvoirs publics ? D’autant plus qu’ils ne voient pas comment les pétroliers peuvent combler leur manque à gagner avec seulement 100 francs congolais d’augmenter des prix à la pompe. Dans la pire des hypothèses, il faut redouter une autre crise pétrolière dans les semaines ou mois à venir.
Et une autre inquietude, c’est de voir les transporteurs augmenter de façon unilatérale et exagérée les coups des transports, sous prétexte que les prix du carburant ont pris l’ascenseur.
Pour éviter la loi de la jungle dans ce secteur très sensible de la société, les pouvoirs publics devraient ouvrir les yeux en édictant des mesures d’encadrement pour accompagner cette légère hausse des prix à la pompe. Cela pour des remous sociaux de la part de la population dont le pouvoir d’achat ne fait que s’effriter au jour le jour.
JR MOKOLO



















































