C’est une mère inconsolable, éplorée et révoltée par l’injustice qu’elle subit depuis plusieurs mois, que Politiquerdc.net a rencontrée, le jeudi 21 avril 2022, dans la résidence familiale, située sur l’avenue Mpeti, au Quartier Socimat, dans la commune de la Gombe. Il s’agit de Madame Melie Kisombe Melambo, qui nous a livrée un témoignage poignant et émouvant sur l’assassinat, le 09 janvier 2022 à Kinshasa, de son fils Francis Kidibi Abilio, arraché à l’affectation des siens, à fleur d’âge, à 26 ans, par le lieutenant Gaël Lukanga, sa maîtresse Anita Betu et sa bande d’amis. Le principal auteur de cet assassinat, le lieutenant Gaël Lukonde, jouit, malheureusement, de toute liberté malgré son inculpation et son arrestation par la haute justice militaire.

Qui est-il ? Qui sont derrière lui ?, pour échapper ainsi à la prison, pour un dossier aussi sensible de mort d’homme ?
En tout cas, la mère de la victime constate plutôt, « qu’il y a une main noire qui étouffe la vérité, qui manipule la justice. Et elle estime que cette main noire n’est que les ennemis du Président de la République, qui cherchent à ternir son image en crachant sur l’état de droit, cheval de bataille du Président de la République.
Et pour elle, « tous ceux qui combattent cette vision du Chef de l’État doivent également subir la rigueur de la loi. Tout simplement parce que nous avons plusieurs autorités en détention préventive, pour raison d’enquête. C’est le cas, notamment des généraux, colonels, ministres,..et voire même du Conseiller spécial en matière de sécurité du Chef de l’État, M. François Beya, et voire même l’ex Directeur de Cabinet du Président de la République, M.Vital Kamhere qui venait de passer sa détention à la prison centrale de Kinshasa (ex Makala). Et la liste n’est pas exhaustive », rappelle Mme Kisombe.
C’est donc pour dénoncer cette injustice flagrante et une justice des forts contre les faibles que la pauvre dame a fait appel à votre média en ligne pour faire entendre sa cause auprès des autorités du pays. Pendant une heure et demie, Mme Melie Kisombe Melambo a relaté toutes les péripéties de l’assassinat odieux de son fils.
Récit des faits
Dans la soirée du 08 janvier 2022, Francis Kidibi Abilio s’est rendu dans une fête de collation des grades académiques d’un de ses amis, M. Sabou Kabwika Mbulayi, dans la commune de Kintanbo. Vers 04heures du matin, Francis Kidibi Abilio quitte le lieu de la fête, au volant de sa voiture de marque Toyota Noah, après avoir reçu un appel téléphonique, pour aller à Kintambo-Magasin acheter des cigarettes, du pain et des omelettes, accompagné d’un couple ami, Nice Kalombo Wa Kalombo et Prisca Ntumba Ntumba, qui se reposait dans sa voiture. Une fois arrivé à Kintambo-Magasin, Francis descend de la voiture et achète du pain et des omelettes auprès d’une maman vendeuse, Mme Henriette. Remontant dans sa voiture, Francis et le couple ami remarquent que le véhicule était coincé par deux autres véhicules. C’est lorsqu’il klaxonne pour demander le passage qu’il sera agressé, d’abord verbalement et ensuite physiquement, par une gifle. C’est alors que Francis redescend de sa voiture pour réagir à cette agression. Malheureusement, ce n’était qu’un piège qui lui était tendu par cette bande criminelle. Au même moment, son ami Nice Kalombo descend de la voiture pour calmer Francis. A sa surprise, il voit 8 personnes en train d’agresser Francis.
Ne pouvant pas faire face à eux, Nice Kalombo les supplia, mais en vain, la bagarre dégénère et les agresseurs s’acharnent sur Francis, en lui donnant des coups violents, pendant plus ou moins 30 minutes, sans aucune intervention, alors que la Police se trouve à quelques mètres du lieu de l’agression.
Toutefois, Nice Kalombo continua à supplier l’un des agresseurs, qu’on appelait Nowa, qui donnait des coups très durs à Francis. Ayant réussi à calmer les assaillants, Nice Kalombo récupère Francis et le ramène dans la voiture.
Et lorsque Nice Kalombo voulait monter dans la voiture pour quitter le lieu, le policier APP Dieumerci Ambaya Moleka l’arrêta et l’amena de force au Sous-CIAT ; laissant ainsi Francis Kidibi Adilio seul à la merci de ses assillants, qui vont l’enlever, monter dans sa voiture, reprenant le volant de celle-ci, pris en chasse par deux policiers sur deux motos et la jeep noire de ses assaillants. Ces derniers vont se diriger vers l’avenue du Tourisme, dans la commune de Ngaliema, où ils vont continuer à les tabasser, torturer et finalement le tuer en détruisant complétement son véhicule et en abandonnant son corps sans vie, tout en faisant passer cela pour un accident, dans une espèce de mise en scène macabre.
C’est donc le 09 janvier 2022, vers 07 heures du matin, que sa maman, Mme Melie Kisombe Melambo, sera informée du drame par téléphone, à travers un des amis de son pauvre fils.
Arrivée sur le lieu du drame, accompagnée de quelques membres de sa famille, Madame Melie Kisombe Melambo va être autorisée de récupérer le corps inerte de son fils, par trois éléments de la Garde Républicaine ainsi que deux policiers, qui faisaient le constat. Et selon ces éléments de la GR, Francis était mort aux environs de 5h30.
Et c’est en arrivant à la Clinique Ngaliema que le décès de Francis Kidibi Abilio sera confirmé.
Le lendemain du drame, soit le 10 janvier 2022, Madame Melie Kisombe Melambo dépose une plainte au niveau de l’Auditorat supérieur de Kinshasa-Gombe. Et selon les premiers éléments d’information, l’incident de Kintambo-Magasin n’était qu’un guet-apen tendu à Francis Kidibi Abilio par le principal suspect, le lieutenant Gaël Lukanga, qui était jaloux et très furieux de la liaison que son ex- fiancée (actuellement sa petite amie ou maîtresse), Anita Betu Mwalama, entretenait avec le défunt.
Tout cela s’explique par le fait que Gaël Lukanga n’a pas supporté le grand amour que Anita avait pour Francis, alors que, lui, Gaël, qui fait tout pour Anita, n’avait pas droit à cet amour fou.
Selon le témoignage de Madame Melie Kisombe Melambo, parmi les principaux suspects de l’assassinat de son fils, il y a le lieutenant Gaël Lukanga, un élément de la Garde républicaine, chef de cette bande d’assassins, identifiés par deux témoins ; Madame Anita Betu Mwalama ; deux policiers fugitifs, le Brigadier Makwayanga et l’APJ Bumbu, du Sous-commissariat de Kintanbo-Magasin, ayant pourchassé le véhicule à l’aide de deux motos vers l’avenue du Tourisme ainsi que le commissaire-adjoint Richard Moleka Ambaya du Sous-commissariat précité et son fils l’AP., Dieu-merci Ambaya Moleka.
Instruction bâclée du dossier à l’Auditorat Supérieur de Kinshasa-Gombe et au Parquet Général de Kinshasa-Gombe
« Deux jours après le décès de mon fils, l’Auditorat Supérieur a demandé l’autopsie, qui a été faite 2 jours après par l’équipe de médecins légistes de l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa, ex-Maman Yemo.
Après l’autopsie, le corps a été directement embaumé.
17 jours après, la Police scientifique a reçu la réquisition de l’Auditorat. Et en comparant l’état du corps à la morgue, et en faisant la descente sur le lieu du crime, les experts de la Police scientifique ont conclu que Francis avait été enlevé depuis Kintambo-Magasin. C’est ce qui explique que le levier de son véhicule soit en position Parking et la clé de contact en position fermée, malgré que le contact n’était pas en place.

« Ce qui est curieux, à l’Auditorat, le magistrat instructeur nous a présenté directement le rapport d’autopsie réalisé à l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa, ex-maman Yemo, qui privilégiait l’accident comme cause du décès de Francis, alors que ledit rapport ne concordait pas avec la réalité (Pas de sang dans la voiture de Francis pour un si grave accident ; un très gros câble reliant le volant à l’arrière du véhicule ; plein de sable blanc comme celui du fleuve sur la tête, le visage, le coup et la poitrine de la victime, et son corps n’était pas du tout coincé et s’est retrouvé à la banquette arrière, au lieu d’être au volant de la voiture). Tout montre à suffisance que c’était bel et bien un assassinat et non un accident », relate Mme Melie Melambo Kisombe.
Et de poursuivre, « vues ces zones d’ombre et compte tenu du fait que la réalité des faits ne concordait pas avec les conclusions de cette autopsie, nous avons sollicité auprès de l’Auditeur Général qu’une contre-expertise soit menée.
Et de son côté, l’Auditeur Général a fait recours aux experts de la Monusco, qui ont réalisé une seconde autopsie du corps de la victime et 7 jours après, ils ont rendu leur rapport.
Donc, ma principale préoccupation, c’est de connaître les vraies causes de la mort de mon fils, mais malheureusement, le magistrat instructeur, le Colonel Limbaya, ne nous a jamais lu le rapport de la Monusco, mais s’est contenté de nous dire qu’il était différent de celui de Maman Yemo et que l’Auditeur Général va nous lire ledit rapport lors de notre rendez-vous.
Et lorsque l’Auditeur Général nous a reçu, il a donné l’ordre pour la levée copies, afin que nous prenions connaissance du Rapport de la Monusco, de la Police scientifique et toutes les autres pièces du dossier pour permettre aussi aux avocats de bien préparer la défense, car nous étions à la fin de l’instruction. Mais malgré les instructions de l’Auditeur Général, cela nous a été refusé par l’Auditorat supérieur, mais accordé à la partie accusée, Gaël Lukanga.
J’ai noté beaucoup d’irrégularités dans l’instruction de ce dossier : les éléments de la Garde Républicaine, qui étaient parmi les premiers à arriver sur le lieu du drame, ont été invités mais n’ont jamais comparu. Il en est de même des policiers appelés par ces GR pour mener les premières investigations (constats) », déplore Mme Melie Kisombe Melambo.
Et de renchérir, « un autre fait bizarre, c’est le changement de versions par le major instructeur Borris, que nous avons récusé par la suite. En effet, lors de la descente sur le lieu du drame, il nous a révélé qu’il y avait « simulation et maquillage du crime. La victime a été tuée ailleurs et ramené ici à côté de sa voiture sabotée, mais devant l’Auditeur Général, il a balbitié et presque nié ses propos.
Il a également nié le fait de nous avoir dit, lors de l’arrestation de Madame Anita Betu Mwalama, que Gaël est intervenu par téléphone et s’est même déplacé jusqu’à la résidence de cette dernière, pour que Anita ne soit pas amenée à l’Auditorat et qu’il nous a même confirmé que Gaël lui a dit que Anita Betu est sa petite amie et que le papa de Gaël, Me Serge Lukanga, est un fils maison. Et cela devant mon frère et mon beau-frère.
J’ai connu une grande injustice, comme si c’est mon fils assassiné qui était l’assassin. Alors que Je suis dans mon droit, c’est mon fils qui a été tué. Je me bats pour que la justice m’accompagne pour le triomphe de la vérité sur la mort de mon fils, âgé de 26 ans, lui qui avait encore toute une vie devant lui. Que la justice soit faite ».
Audience auprès de l’Auditeur Général
« En date du 30 mars 2022, nous avons été reçus, accompagnée de mes avocats et membres de ma famille, par l’Auditeur Général Likulia, qui nous annonça l’arrestation de Gaël Lukanga, sur base du Rapport de la Monusco, comme auteur principal de l’assassinat de mon fils et que le dossier sera transmis au Parquet civil, en vertu de l’article 115 du code judiciaire militaire, vu qu’il y a parmi les inculpés une personne justiciable des juridictions de droit commun.
Et sur place, nous étions surpris désagréablement d’apprendre que le lieutenant Gaël Lukanga a été mis en résidence surveillée par le magistrat instructeur, le colonel Limbaya, plutôt que d’être en détention, au motif qu’il aurait piqué une crise.
Comment quelqu’un sur qui pèsent des indices sérieux de culpabilité, qualifié d’auteur principal de l’assassinat de mon fils, doit se retrouver en résidence surveillée ?
Qui est-il pour bénéficier d’un tel privilège ?
Ce sont de questions que je me pose. Tous ceux qui sont inculpés dans ce dossier sont aux arrêts, sauf lui, Gaël Lukanga, qui est intouchable.
Nous devons considérer qu’il y a une main noire qui étouffe ce dossier et qui protège Gaël ou c’est parce que son papa ( avocat) est très influent à l’Auditorat supérieur ou encore, comme le disent
plusieurs personnes qui viennent nous soutenir au deuil, que certaines autorités tant civiles que militaires interviennent dans ce dossier pour que Gaël Lukanga ne soit pas arrêté ni inquiété. Si c’était leur enfant qui était assassiné, agiraient-ils de la sorte ?
D’ailleurs, selon plusieurs témoignages, nous apprenons que Gaël Lukanga est homme doux mais très violent, qui est en instance de divorce avec son épouse. Voire même que Gaël avait tabassé son épouse, qui était enceinte, et qui s’est retrouvée à l’hôpital dans un état comateux.
Comment peut-on laisser en liberté une telle personne ? Comment quelqu’un qui est arrêté pour mort d’homme peut être placé en résidence surveillée, sous prétexte qu’il a piqué une crise, a fait un malaise, alors qu’il venait toujours bien portant à l’Auditorat, et on le voit dans des boîtes de nuit en train de s’amuser. Doit-il être en résidence surveillée ? non. Il doit être à l’infirmerie de la prison militaire de Ndolo ou dans un autre centre médical, mais jamais dans une résidence surveillée !
Moi, la maman de Francis , je fais plusieurs crises, mais je dois me lever pour aller à l’Auditorat suivre l’évolution de l’affaire et réclamer justice pour mon fils, lâchement assassiné.
Ce qui est encore grave: des témoins nous ont rapportés avoir vu Gaël dans une boîte de nuit en train de se la couler douce.
C’est vraiment inacceptable et révoltant !
Moi, mon enfant est assassiné depuis plus de 3 mois et son corps est toujours gardé à la morgue, alors que l’assassin est libre comme l’air. C’est cruel et inhumain ! Ça c’est cracher sur la mémoire de mon fils et marcher sur son cadavre !
Néanmoins, je salue en passant les efforts, l’honnêteté du Général Likulia, qui a tenu compte de notre douleur, en exigeant que, malade ou pas, Gaël Lukanga soit envoyé en détention au Parquet Général de la Combe, où l’instruction se poursuit afin de fixer l’affaire devant les tribunaux.
Une fois transmis au Parquet Général de la Gombe, avec l’inculpé Gaël Lukanga, le Parquet Général l’a tout simplement laissé rentrer en homme libre, et 6 jours après, Gaël est vu par un de nos frères dans la boîte de nuit, Le Kluub, en train de se la couler douce. Ce dernier nous a alerté. Et nous sommes descendus sur place pour le constater. Et nous étions même agressés par Gaël et sa bande.
Je suis choquée et indignée par le comportement de notre justice qui laisse en liberté un criminel.
Qu’on me donne tous les noms d’oiseaux. Moi, j’ai un fils qui a été torturé, tabassé et assassiné, et je me bats contre vents et marées pour que justice soit faite. Je ne laisserai jamais tomber. Moi, je fais ma part et mon Dieu fait la sienne.
Je refuse que la mémoire de mon enfant soit souillé, parce que je veux que mon fils soit vengé.
Pour moi, je n’enterre pas mon fils tant que la justice ne lui est pas rendue. Car, c’est le seul moyen où moi, je peux honorer la mémoire de mon fils. Et je ne vois pas un parent qui peut enterrer son fils assassiné, sans exiger que justice soit faite », dénonce la mère de la victime.
Appel pathétique au Chef de l’État et à la Première Dame !
Grosso modo, Mme Meli Kisombe Melambo dénonce le fait que le principal suspect de l’assassinat de son fils soit en liberté plutôt que d’être gardé en prison, en dépit des instructions de l’Auditeur Général, qui se fonde sur le Rapport des médecins légistes de la MONUSCO, confirmant la thèse de l’assassinat.
Aussi, elle demande au Président de la République que l’État de droit qu’il prône, soit appliqué dans le dossier de l’assassinat de son fils. Parce qu’elle a compris que les personnes qui protègent Gaël Lukanga, qui manipulent le dossier, qui étouffent la vérité, qui font que les enquêtes soient bâclées, sont des ennemis du Président de la République. Des personnes qui, d’après Mme Melie Kisombe, sont en train de combattre la matérialisation de l’État de droit, cher au Chef de l’État.
« Je sollicite l’implication du Président de la République pour que justice soit faite pour l’assassinat de mon fils ,
surtout que le Président de la République est le père de la nation, le magistrat suprême », a-t-elle souligné.
Et Madame Melie Kisombe lance également son cris de détresse à la Première Dame, la Très Distinguée Maman Denise Nyakeru Tshisekedi.
« Je demande aussi à la Première Dame, qui est une maman, d’écouter mon cris de détresse …
Je ne suis pas une folle pour raconter des bêtises. Même si la douleur de la mort de mon fils m’a rendue folle, mais pas au point de raconter des faussetés sur son dossier… Tout ce que je demande, c’est une justice impartiale, équitable, sans interférence… », a-t-elle plaidé.
Non à la République des intouchables et des privilégiés
La justice élève une nation et nul n’est au-dessus de la justice, dit-on.
Ce n’est pas parce que Gaël Lukanga est un militaire de la Garde Républicaine qu’il doit jouir d’une totale impunité, malgré qu’il est cité dans une affaire d’assassinat.
« Je me demande si la justice existe ou pas en RDC ? J’ai comme l’impression que la justice n’existe plus, parce que, concernant le dossier de mon fils, j’ai constaté que la Justice n’existe que pour les forts. Si moi, qui ai la possibilité de me défendre, j’ai du mal à faire prévaloir mes droits, qu’en est-il du congolais lambda, qui n’a pas la possibilité de se défendre et d’être défendu ?
A titre d’illustration, on nous a refusé (la partie plaignante) de lever copies, malgré l’ordre de l’Auditeur Général. Mais la partie défenderesse, Me Lukunga, le père du lieutenant Gaël Lukanga, elle, avait été servie.
Ce que je vis, ce n’est pas normal. C’est une injustice totale. Est-ce qu’on peut faire ça à une maman qui souffre horriblement de l’assassinat ignoble de son fils et à sa famille qui a perdu un être très cher. Les gens n’ont plus de coeur ! « , s’est indignée Madame Melie Kisombe Melambo.
Dossier à suivre !
Rédaction



















































