Le règlement du football est parfois cruel, surtout quand le résultat d’un match est obtenu ailleurs que sur le terrain. Et c’est là-dessus que l’équipe nationale de la RDC misait pour sa victoire face à la sélection correspondante du Gabon dont l’aéronef pris en location a connu des avaries à l’escale de Barcelone, en direction de la RDC pour une confrontation dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2023.
Toutes les demandes de la fédération gabonaise pour différer le match ont été rejetées par la Fecofa.
Dans l’entretemps, l’avion a subi les réparations nécessaires avant de reprendre les airs.
Malgré ce parcours empreint de fatigue physique et nerveuse, les joueurs de l’équipe de football du Gabon sont arrivés à Kinshasa, décidés d’en decoudre avec les locaux, les Léopards de la RDC, lesquels n’ont pas su tirer avantage du handicap de leurs adversaires du jour.
Ce sont donc les 11 gabonais qui ont battu les 11 congolais par un but à zéro, dans les installations de ces derniers, le Stade des Martyrs de Kinshasa. Un match qui s’inscrit, rappelons-le, dans le cadre de la 1ère journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations, Édition 2023.
C’est donc un mauvais départ pour l’équipe congolaise, habituée aux petits calculs lors des phases qualificatives des grands rendez-vous du football.
Une défaite humiliante pour plus d’un sportif congolais, comme cet analyste anonyme qui ne s’explique pas comment « les Léopards qui jouaient sur leur terrain, devant leur public, très réduit soit-il, et avec un adversaire qui a fait un véritable parcours de combattant pour arriver à Kinshasa, ont été incapables de remporter ce match »
Ce qui est drôle, poursuit notre analyste, c’est le fait que « les joueurs congolais donnaient l’impression d’être pressés pour aller jouer le deuxième match mercredi prochain contre le Soudan, et souhaitaient gagner le match contre le Gabon par forfait », a-t-il déploré.
Et de renchérir :
« Hélas ! Comme toujours, la RDC entame ces hostilités sans une ossature de base, avec un entraîneur titulaire qui vit loin de Kinshasa, les responsables qui se bousculent pour la sortie des fonds aux finances, c’est cela, le tableau sombre de ce grand pays, autrefois sur le toit du football africain, en l’occurrence les années 70, sous le régime du Maréchal Mobutu », a-t-il regretté.
Comme on le remarquer, le football congolais poursuit irrémédiablement sa descente aux enfers. Et la remontée de la pente n’est pas pour demain, au regard de l’incurie et du manque d’organisation qui caractérise la gestion du sport en RDC par les instances compétentes.
JR.MOKOLO



















































