C’est depuis quatre mois que la localité de Bunagana, situé dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu, est occupée par la coalition M23-Armée rwandaise. Et selon nos sources, des combats violents sont en cours pour la reprise de cette entité congolaise par l’armée régulière de la République Démocratique du Congo.
Une situation qui préoccupe, au plus haut point, le député national Jacques Djoli Eseng’Ekeli, Vice-président de la Commission Défense et sécurité de l’Assemblée nationale. Tout en préconisant l’option militaire, l’élu de Boende, dans la province de la Tshuapa, ne ferme pas définitivement la porte à une résolution pacifique de ce conflit armé entre la RDC et le Rwanda. C’est ce qu’il a indiqué au cours d’un entretien qu’il a avec nos reporters.
« Nous n’avons jamais privilégié telle ou telle autre option. Nous sommes toujours ouverts à la négociation, parce qu’il n’y a pas de guerre infinie. Toute guerre se termine par une discussion rationnelle.
Nous avions privilégié l’option diplomatique, en se retrouvant à Luanda et à Nairobi avec l’ensemble de pays voisins. Et il a été dit que le préalable, c’est le retrait des troupes rwandaises camouflées derrière le M-23. Cela n’a pas été respecté. Bien au contraire, les agresseurs ont commencé à vouloir grignoter de l’espace pour nous pousser à une négociation dont on ne connait pas la nature », a-t-il dit en liminaire.
Et de poursuivre :
« Toutefois, notre armée est à la manoeuvre, malgré les difficultés liées à cette zone montagneuse de Bunagana, pour y déloger les forces d’occupation.
Ce qu’il faut retenir, ce qu’aucun centimètre carré de la République Démocratique du Congo ne sera cédé. Nos militaires sont déterminés à aller jusqu’au sacrifice suprême pour libérer cette localité entre les mains du M23 et les Etats qui les soutiennent, afin de permettre aux congolais de rentrer dans leur territoire », a martelé l’honorable Jacques Djoli, qui déplore au passage le pilonage à l’arme lourde des localités congolaises comme Tamugenga, avec comme conséquences des civils tués, plus de 2 millions 500 milles déplacés ainsi que de très nombreux enfants qui ne savent plus aller à l’école. « Des actes de violence qui constituent des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, a-t-il indiqué.
Et le Vice-président de la Commission Défense et sécurité de la chambre basse du parlement congolais préconise une profonde réforme des FARDC pour booster la défense nationale de la RDC. « Aujourd’hui, le Commandant suprême des FARDC, le Président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est en train de refaire la hiérarchie militaire, mais nous, nous voulons aller plus loin pour intensifier la réforme de notre armée et pour finalement mettre fin à ce qui apparaît comme une volonté de fragiliser notre armée, en la privant des outils importants tels que l’aviation et l’artillerie spécialisée », a-t-il soutenu.
In fine, le député national Jacques Djoli reste optimiste et fait confiance aux Forces Armées de la RDC pour restaurer l’intégrité du territoire national.
« Les forces armées de la RDC ont l’obligation de défendre le territoire national, à n’importe quel prix et par tous les moyens.
En dépit des difficultés qu’elle rencontre, nous devons faire confiance à notre armée, parce que la volonté qui est derrière notre peuple est inébranlable », a-t-il conclu.
JR MOKOLO



















































