C’est depuis près d’un mois que la montée des eaux du fleuve Congo affecte négativement les ménages, laissant des traces de désolation dans certains coins de la capitale, qui le bordent. En effet, mis à part les dégâts causés par ces inondations, le secteur sanitaire est à craindre de par la mauvaise qualité des eaux stagnantes auxquelles les populations de ces quartiers inondés font face. Cependant le risque des maladies d’origine hydrique ou encore, des infections parasitaires est à craindre.
On note aussi l’inondation des sites résidentiels, touristique ou industriels qui bordent le fleuve Congo. Les rues et les maisons dans certains quartiers populaires sont assaillies par les eaux noirâtres et nauséabondes déversées par les rivières.
Cette situation rend les conditions de vie très difficiles. C’est le cas au quartier Ndanu, dans la commune de Limete. Plusieurs habitants sont contraints de quitter leurs domiciles et d’autres vivent dans des conditions inhumaines. Impuissant face à cette situation désastreuse, Léonard Yongo craint pour la santé de sa famille.
» Nous avons les enfants et nous passons la nuit dans les eaux avec les enfants, nous passons la nuit à la belle étoile. Au moment où nous vous parlons, maman est à l’intérieur de la maison. difficile pour elle de sortir, à cela s’ajoute le problème des toilettes rien à faire ».
Il sied de noter que les personnes affectées par ces inondations continuent à faire face aux intempéries, à la faim et aux mauvaises conditions d’hygiène qui les exposent à diverses maladies.
De son côté Thérèse Assani décrit la souffrance quotidienne vécue pendant ce temps de la montée des eaux .
» je dors ici seulement car il ya un débordement d’eau, la moindre erreur vous tombez. C’est dans ce petit espace que nous vivons avec les nouveaux nés. Tel que vous voyez ces maisons fermées, les gens sont sortis pour se débrouiller. C’est pendant la nuit vers 22 heures ou 23 heures que les gens rentrent. Nous avons déjà fait un mois sans électricité et nous venons de perdre au moins une , deux à trois personnes »
Il est important de savoir que ces inondations peuvent entraîner des conséquences sanitaires désastreuses si certaines précautions ne sont pas prises en compte, d’après les experts en santé publique. Docteur Angel Ngombo, médecin chef de zone de santé de Limete craint la résurgence des maladies hydriques, parmi lesquelles : le choléra.
» En cas des inondations nous avons bien-sûr des épidémies, généralement avec l’insalubrité qui est à kingabwa. La zone de santé fait face aux maladies diarrhéiques et tout…et généralement il y a l’épidémie de choléra qui bat son record dans la zone de santé . Bon c’est ça qu’on craint par rapport à toutes ces inondations qui nous arrivent » .
En outre l’impact sanitaire, les conséquences des inondations dues à la crue du fleuve sont considérables. Des vies humaines ont été perdues, des champs on été dévastés, des routes coupées, des maisons totalement inondées.
Jordy ndombasi



















































