La population de Goma s’est réveillée plus tôt que prévu par l’explosion de deux bombes simultanément lancées sur l’aéroport international de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. C’est vers 2h du matin, à l’heure où presque tout le monde dormait que ces deux projectiles remplis d’explosifs ont terminé leur trajectoire, sans que l’on sache au moment où nous couchons ces écrits les conséquences sur leurs points d’impact respectifs.
À en croire les sources militaires, ces bombes visaient des avions de chasse Sukhoï-25 stationnés dans cet aéroport.
Et comme aucune communication de l’armée congolaise n’a été faite après cet incident, on attend encore l’issue des enquêtes en cours pour déterminer, outre la provenance des bombes, les dégâts après impact.
Notons que, cet incident majeur intervient au moment où les M23 intensifient les attaques contre la ville de Goma et que les dirigeants des deux pays concernés par ce conflit – le Rwanda et la RDC – sont réunis autour d’une table dans le mini-sommet à Addis-Abeba, convoqué par le président angolais.
Il y a lieu d’inscrire le lancement de ces bombes sur Goma dans une stratégie d’exercer la pression maximale sur le chef de l’État congolais pour le contraindre à fléchir ses positions de ne plus entrer en négociation avec les terroristes du M-23.
Clausewitz – écrivain prolifique d’un traité majeur de stratégie militaire – définit la guerre comme un acte de violence engagé pour contraindre l’adversaire à se soumettre à notre volonté.
Est-ce le cas sur la question sous examen? Rien n’est moins sûr !
Japhet Punzu



















































