Après la levée de la grève des transporteurs routiers, mercredi 02 octobre, à Matadi, dans le Kongo Central, le patronat, les délégués syndicaux ainsi que les associations affiliées se sont réunis jeudi 03 octobre autour du vice-Premier ministre, ministre des Transports, voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba, à Kinshasa. C’était dans le cadre de la première réunion du comité de suivi de la levée de la grève des transporteurs routiers. Le vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba a posé les bases d’une bonne collaboration et a demandé aux différentes parties de travailler de façon à ne plus prendre le pays en otage.

« La première réunion du comité de suivi vient d’avoir lieu. Et je crois que je m’exprime au nom même de l’intersyndicale. Nous avons posé les bases d’une longue collaboration. Et une des conclusions qu’a pu exprimer aussi le VPM et dont nous avons tous partagé, c’est le fait que nous ne devons plus arriver à une situation où le pays est pris en otage par une des parties pour résoudre nos problèmes. Donc je crois que la table a été mise, nous sommes assis et nous allons continuer. Et les premiers résultats seront publiés, puisque je sais que les chauffeurs attendent patiemment nos conclusions », a déclaré M. Franck Tshibangu, au nom de l’intersyndicale.
Pour M. André Tshikoji, président de l’intersyndicale des chauffeurs poids lourds, les violons se sont accordés entre le patronat et les différents délégués syndicaux ainsi que les associations affiliées grâce au rôle prépondérant qu’à jouer le gouvernement Congolais à travers le VPM Jean-Pierre Bemba; et les chauffeurs attendent dès ce mois d’octobre les retombées des négociations qui ont conduit mercredi à la levée définitive de leur grève.

« On a mis des gardes-fous. Nous continuons à dire que l’État a un grand rôle à jouer, comme il (ndlr Jean-Pierre Bemba) l’a démontré, et nous espérons que ça va continuer. De notre part, nous aimerions palper du doigt toutes les promesses qui sont faites, parce que nous n’avons qu’un seul mois, le mois d’octobre. Je crois que tout le monde va se mettre dans le travail pour que nous puissions produire le maximum et rencontrer les attentes de tout le monde. Parce qu’étant congolais, nous ne pouvons pas accepter que le pays soit frappé comme nous l’avons vécu. Et ça fait d’énormes pressions sur nos épaules aussi. »
Décrétée depuis le 16 septembre dernier, la grève des chauffeurs de poids lourds aura duré plus de deux semaines, avec comme conséquence, la flambée du prix de sac de ciment gris dans la capitale du pays. Il aura fallu plusieurs jours et heures de négociation avec les différentes autorités de la République démocratique du Congo pour parvenir à un accord entre les différentes parties.
Alain St. Bwembia



















































