Cet « ultimatum » de convoquer la séance plénière dans les 48 heures a été lancé au Président de l’Assemblée Nationale par le porte-parole du groupe de 58 députés nationaux auteurs de la motion de défiance contre le ministre d’État chargé des infrastructures et travaux publics, Alexis Gissaro, à travers une correspondance datée de lundi 2 décembre, adressée au speaker de la chambre basse du parlement, et largement partagée sur les réseaux sociaux.
« Au nom du collectif des Députés acquis au changement, nous vous saisissons en vue de solliciter la convocation dans les 48 heures d’une plénière consacrée à l’examen et au vote de la motion de défiance contre le ministre d’État, ministre des ITPR, conformément au prescrit de l’article 235 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale », a écrit le député national Willy Mishiki.

« Cette motion ayant été déposée à la primature depuis le lundi 25 novembre 2024, la plénière devrait être convoquée au plus tard le mercredi 27 novembre 2024 », a rappelé M. Mishiki, avant de poursuivre : « le Bureau n’ayant pas soumis cette motion dans le délai légal, ce dernier a violé la loi et s’expose à des sanctions y relatives ».
L’annonce de la motion de défiance contre le ministre des infrastructures du gouvernement de la République Démocratique du Congo avait soulevé un tollé au sein de la coalition au pouvoir, l’Union sacrée de la nation.
Beaucoup de groupes politiques s’étaient désolidarisés de cette initiative parlementaire. Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) de l’ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba, avait donc annoncé que ses quatre (4) députés, signataires de cette pétition, avaient consenti à l’issue d’une réunion des organes du parti de «retirer leurs signatures».
Vital Kamerhe, le Président de l’Assemblée nationale, avait laissé entendre à la Représentation Nationale que cette initiative parlementaire irait jusqu’au bout.
Rédaction Politiquerdc



















































