Devant les députés nationaux et sénateurs, ainsi plusieurs officiels et invités de marque, réunis en congrès au Palais du peuple à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, mercredi, le Président Félix Antoine Tshisekedi n’a pas pris une position tranchée en faveur du changement ou de la révision constitutionnelle. Le chef de l’état congolais s’est montré réservé face aux différentes prises de position enregistrées ces derniers temps au sein de la classe politique, en appelant tout simplement à une « réflexion nationale sur une réforme constitutionnelle ».
« Pour terminer ce discours sur l’état de la nation, je dois rappeler que cette première année de mon nouveau mandat a été marquée par un démarrage raté ou plutôt retardé, j’allais dire, notamment en raison du temps nécessaire mis pour la désignation de la première ministre et la mise en place des institutions, conformément aux prescrits de notre constitution « , a expliqué le Président congolais, sous les ovations de l’auditoire.
« Ce délai bien que contraignant était indispensable pour respecter les échéances et les procédures fondamentales de notre démocratie. Cependant, cette situation nous invite à une réflexion commune », a-t-il enchaîné, avant de conclure : « il est peut-être temps d’engager une réflexion nationale sur une réforme constitutionnelle ».
Pour certains observateurs, rien n’est encore acquis ni décidé à l’avance au sujet de ce qui devrait être fait sur la réforme constitutionnelle, même si la réflexion est de mise.
Rappelons que le débat sur la « révision » ou le « changement » de la constitution a pris de l’ampleur après les derniers meetings populaires organisés par le Président de la République dans le cadre de son itinérance effectuée, notamment dans les villes de Kisangani ( province de Tshopo) , Lubumbashi ( Haut Katanga), Kalemie ( Tanganyika), Isiro (Haut Uele) et Buta ( Bas Uele). Depuis, on note principalement deux tendances au sein de la coalition au pouvoir , à savoir : celle qui prône la révision constitutionnelle et l’autre qui milite pour le changement constitutionnel. Alors que du côté de l’opposition, aucune de ces options n’a encore reçu une approbation.
A tout état de cause, le vrai débat sur la problématique de la réforme constitutionnelle sera engagé après la position du chef de l’état au terme de la commission des experts qui est annoncée pour l’année prochaine afin de réfléchir sur la question.
Rédaction Politiquerdc



















































