Le parquet près le tribunal de paix de Budjala a rouvert ses portes ce lundi 24 mars 2025, mettant ainsi fin à plusieurs jours d’interruption de services. Tous les agents ont repris leurs postes.
Dès la réouverture, plusieurs dossiers judiciaires ont été enregistrés, marquant la relance effective des activités du parquet.
Interrogé par Politiquerdc, Isidore Makanza, secrétaire titulaire du parquet secondaire de Budjala, a rassuré la population sur le bon fonctionnement du parquet et invité tous les justiciables concernés à se présenter pour le suivi de leurs affaires.

« Nous recevons à nouveau l’ensemble des dossiers sans exception », a-t-il affirmé.
Quant au patrimoine du parquet ayant fait l’objet de pillage lors des incidents passés, il a lancé un appel à la restitution volontaire, assurant qu’aucune poursuite ne sera engagée contre ceux qui les rapporteront.
Un point particulier a été clarifié : le conteneur qui servait auparavant de lieu de détention ne sera plus utilisé comme prison. Désormais, les détenus seront transférés à l’Amigo de la police, et le conteneur a été réaffecté en bureau administratif.
Plusieurs citoyens de Budjala ont exprimé leurs attentes vis-à-vis des magistrats. Ils demandent que la justice soit impartiale, sans favoritisme ni interférence financière ou politique. Pour eux, la restauration de la confiance passe par une application rigoureuse et équitable des lois.
Avec cette réouverture, le parquet de Budjala reprend pleinement ses fonctions, ce qui est une avancée importante pour le rétablissement de l’ordre judiciaire dans le territoire.
C’est depuis plus d’un mois que le parquet secondaire de Budjala, situé dans la province du Sud-Ubangi (ouest de la République démocratique du Congo) n’etait plus opérationnel; conséquence de la destruction de ses locaux (photo en illustration). Cette situation avait paralysé le fonctionnement de la justice locale, dans un contexte lourdement marqué par de vives tensions entre la population et les forces de l’ordre. Le bâtiment a été réhabilité.
Correspondance de Honoré Eyenga



















































