Condamné à 10 ans des travaux forcés et de 5 ans d’inéligibilité après avoir purgé sa peine, l’ancien premier ministre Matata Ponyo est encore en liberté. L’homme continue de partager les derniers moments de sa liberté avec sa famille dans l’une de ses nombreuses résidences de Kinshasa, la capitale.
D’après un avocat près la cour constitutionnelle, contacté mercredi par Politiquerdc.net, la procédure judiciaire voudrait que le condamné soit préalablement signifié par la cour avant son arrestation et son emprisonnement.
« Pour le cas Matata, il faut que l’arrêt de la cour lui soit signifié et signifié aussi au Parquet près la Cour Constitutionnelle pour son exécution », a précisé sous le sceau de l’anonymat un avocat.
L’ancien premier ministre (2012-2016) avait été condamné mardi par la cour constitutionnelle pour détournement de plus 230 millions de dollars avec l’ancien gouverneur de la banque centrale du Congo, actuellement à l’étranger et la complicité d’un sujet sud-africain . Des fonds qui étaient destinés à la réalisation du projet agro-industriel de Bukanga Lonzo, situé dans partie est de Kinshasa.
Outre les 10 ans de travaux forcés, la privation des fonctions politiques ou publiques, ses biens devront être confisqués par la justice au prorata des fonds détournés, en faveur de l’État congolais.
Rédaction



















































