La vétusté des infrastructures de plusieurs sociétés du secteur des transports en République démocratique du Congo ainsi que le vieillissement du personnel constituent un frein au décollage et à la compétitivité de ces entreprises. Après l’expérience réussie avec l’intersyndicale de l’Office national des transports (Onatra) pour la création du Fonds social, le ministère des transports veut expérimenter la même solution à la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC sa). Au cours du Conseil des ministres de vendredi dernier, le vice-Premier ministre chargé des transports, Jean-Pierre Bemba, a informé ses pairs de la problématique de la création du Fonds social pour la SNCC.
En effet, plus de 64% du personnel de la Société nationale des chemins de fer du Congo sont admissibles à la retraite, soit 3.695 sur les 5.781 agents que compte cet établissement public.
Le VPM Bemba « a démontré la nécessité impérieuse de mettre en place un mécanisme institutionnel durable, efficace et performant capable de soutenir les agents, d’apaiser le climat social et d’accompagner efficacement la réforme » de la SNCC par la création du Fonds social, selon le compte rendu du Conseil des ministres.
Signalons que les objectifs poursuivis par ce fonds sont l’assurance de la prise en charge progressive de la dette sociale de la SNCC, en particulier le financement des retraites et indemnités dues, afin de répondre aux obligations légales et de restaurer la confiance du personnel envers l’institution. Cette structure permettra également de « renforcer la protection sociale des agents et cadres à travers des mécanismes de prévoyance, d’assistance et de secours adaptés aux réalités socio-économiques et aux contraintes physiologiques des travailleurs ».
Le Fonds social de la société nationale des chemins de fer du Congo facilitera, en outre, « le renouvellement et la stabilisation du personnel par la mise en retraite effective des agents éligibles et le rajeunissement des effectifs, garantissant ainsi la continuité et l’efficacité du service ferroviaire », a expliqué le VPM Bemba, cité par la même source.
Cette proposition a été soutenue par la Ministre du Portefeuille. Elle a été par la suite adoptée par le Conseil des ministres.
Alain St. Bwembia



















































