Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a réaffirmé samedi à Kinshasa son ouverture au dialogue pour le retour de la paix, tout en excluant toute négociation avec les auteurs de crimes graves, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux au corps diplomatique accrédité en RDC.
S’exprimant devant les ambassadeurs et représentants des organisations internationales, le chef de l’État a tenu à lever toute équivoque sur la position de Kinshasa.
« Oui au dialogue, mais pas avec ceux des auteurs des crimes contre nos populations », a déclaré Félix Tshisekedi, insistant sur la nécessité de préserver la justice et la dignité des victimes.
Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays, le président congolais a rappelé que la paix durable ne peut être obtenue au prix de l’impunité.
« C’est pourquoi nous réaffirmons notre ouverture à un dialogue entre Congolais : un dialogue apaisé, inclusif, résolument républicain, destiné à consolider la cohésion nationale, sans jamais remettre en cause les institutions issues du suffrage universel », a prévenu le Chef de l’État congolais.
A cette occasion, le Président Tshisekedi « à exprimer notre gratitude à Son Excellence João Manuel Gonçalves Lourenço pour ses bons offices, son sens de l’équilibre et son engagement constant en faveur de la paix dans notre région », a précisé le Président Tshisekedi.
Aussi, a-t-il clarifié : « Je le dis avec la même clarté : ce dialogue intérieur, aussi nécessaire soit-il, ne saurait tenir lieu de substitut aux obligations internationales. Il ne peut pas être invoqué pour relativiser une agression, ni pour diluer des responsabilités établies. Comme je l’ai dit lors de mon dernier discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès, la justice suivra son cours normal, avec rigueur, jusqu’au bout, et sans complaisance afin d’honorer la mémoire de celles et ceux injustement tombés du fait de l’agression ».
Rédactionm















































