Cela totalise pratiquement sept (7) mois, depuis que les travaux de construction des infrastructures initiées par le Gouvernement dans le cadre du projet de développement des 145 territoires (PDL-145T) , notamment la construction du bâtiment administratif du territoire de Budjala, situé dans la province du Sud-Ubangi (nord-ouest de la République démocratique du Congo), sont à l’arrêt.
La population locale dénonce ce qu’elle qualifie »d’abandon du chantier » par la CFEF (Cellule de facilitation et d’exécution financière) ainsi que par la société Bureau Être, alors que ces infrastructures étaient censées renforcer l’administration publique dans cette partie du pays.
Sur le site, le constat est préoccupant. Des sacs de ciment entreposés dans des conteneurs se sont solidifiés, devenant inutilisables. D’autres matériaux de construction, exposés aux intempéries, se dégradent progressivement. Cette situation suscite l’incompréhension des habitants, qui voient d’importantes ressources partir en perte sans qu’aucune explication officielle ne soit fournie.
Selon les responsables de la CFEF, le bâtiment administratif devait être livré dans un délai de quatre mois. Une promesse qui, à ce jour, n’a pas été tenue, renforçant le sentiment de frustration au sein de la communauté locale.
« Nous assistons, impuissants, à la détérioration des matériaux. Si les travaux ne reprennent pas rapidement, tout sera perdu », a déploré Magellan Baiko, un habitant joint par politiquerdc.net. Pour plusieurs notables du territoire, « cet arrêt prolongé risque de compromettre durablement la mise en service de ce bâtiment administratif, pourtant attendu pour améliorer la gestion locale ».
Au-delà de cet édifice, la population souligne que l’ensemble des bâtiments prévus dans le cadre du projet PDL-145T à Budjala, notamment des centres de santé et des écoles, demeure inachevé. À ce jour, aucun ouvrage n’a été officiellement livré à la communauté bénéficiaire.
Face à cette accumulation de projets non finalisés, les habitants de Budjala lancent un appel au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, afin qu’il accorde une attention particulière à cette situation et ordonne la reprise effective des travaux. Ils redoutent que, comme d’autres initiatives antérieures, ces infrastructures ne deviennent des « chantiers fantômes », symboles d’espoirs déçus.
Si aucune mesure urgente n’est prise, préviennent plusieurs acteurs locaux, le territoire de Budjala risque de continuer à souffrir d’un déficit criant en infrastructures administratives, sanitaires et scolaires, compromettant ainsi son développement et la qualité des services publics offerts à la population.
Correspondance de : Honoré Eyenga



















































