Depuis 4 jours, les habitants du secteur de Likimi, situé dans le Territoire de Budjala, province du Sud-Ubangi, vivent dans une insécurité généralisée.
Des villages et groupements entiers de cette aire géographique seraient entrain d’être vidés de leurs habitants à cause de l’insécurité créée par un groupe ethnico-politique. Celui-ci serait monté contre l’autorité locale légalement établie par le ministère national chargé de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières.
La dénonciation vient de la députée nationale Annie Mombunza, élue du Territoire de Budjala. Originaire de la même contrée, cette élue du MLC accuse le gouverneur de la province du Sud-Ubangi, Jean-Claude Mabenze, d’être à la manœuvre de cette grave situation qui risque d’occasionner des pertes en vies humaines.

A l’en croire, la genèse du problème serait l’arrêté signé dernièrement par le gouverneur, portant nomination d’un nouveau chef de secteur alors qu’il n’avait pas qualité, selon les lois. Du coup, saisi du dossier, le Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières, avait aussitôt décidé d’annuler l’arrêté « illégal » du gouverneur.
Cependant, la décision du VPM n’aura pas enchanté le camp du gouverneur de province. Le chef de secteur nommé et débouté – de surcroît membre du CEDR , parti politique dont est issue l’autorité provinciale – a, dès lors entrepris des initiatives de rébellion; visant à déstabiliser le secteur de Likimi. C’est ainsi qu’un groupe des gens identifiés comme membres du CEDR – forts des actes mystico-fétichistes et bien armés – ont commencé à semer de la débandade dans le secteur .
Malgré la présence des éléments de la police dépêchés sur le lieu par le chef d’état-major du commissariat provincial de la police du Sud-Ubangi, la terreur qui règne sur le terrain est loin de s’éteindre. La population est en fuite, désespérément en quête d’abris à la forêt, pour éviter de subir les atrocités de ce groupe dirigé par un certain Jean Robert Momeka, président sectionnaire du CEDR Likimi.
Sur place à Likimi, on dénombre déjà plusieurs blessés par machettes et des maisons détruites. La police n’arrive pas à mettre la main sur les » miliciens » qui, une fois leur sale boulot accompli, disparaissent par moment suite à des pratiques fétichistes.
Sur le registre des dégâts matériels, on note également la destruction méchante de quelques maisons d’une société privée – située à 8 km du centre de Lakimi – appartenant à l’homme d’affaires, Blatner.
La députée nationale Annie Mombunza s’inquiète de constater le silence du gouvernement central. Celui-ci n’arrive toujours pas à remettre de l’ordre face à la situation d’insécurité visiblement entretenue, d’après elle, par les autorités provinciales;) sur fond d’intérêts politiciens. Et ce, en dépit de toutes les informations en leur possession.
Néanmoins, elle affirme maintenir de contacts permenents avec les responsables de la police et de l’armée de la province. Ces derniers lui auraient promis de s’investir en vue de rétablir la paix dans cette contrée située à plus ou moins 200 Km de la ville de Gemena, chef-lieu de la province du Sud-Ubangi.
Pour l’heure, toutes nos tentatives de joindre le ministre provincial de l’intérieur et sécurité du Sud-Ubangi se sont révélées sans succès.
Dossier à suivre !
Rédaction



















































