Ce mouvement sporadique a été décrété depuis ce 15 août 2020 à la surprise générale. Très en colère, les manifestants ont même brûlé l’une tantes qui abritent leurs services.
Les techniciens de laboratoire et leurs dépendants chargés d’analyser les échantillons ont séché le service. Ils ont érigé non seulement des barricades, mais aussi brûlé des pneus empêchant ainsi les experts de l’Institut National de Recherche Biomédicale, vénus de Kinshasa à la rescousse de ceux de Mbandaka, d’y d’accéder.
Personne n’a pu avoir accès aux installations du grand laboratoire, installé à l’hôpital général de Wangata,le fief de la lutte contre EBOLA dans la province de l’Equateur.
À la base de cette situation, le barème de payement, fixé par le gouvernement central via le ministère de la santé, jugé insuffisant par les manifestants. Ce barème fixe le taux entre 3 à 4 dollars américains par jour pour les prestataires et 8 dollars américains pour les coordonnateurs.
Les grévistes exigent du ministère de la santé un barème réaliste au regard du travail et les risques encourus. Ceci est la condition sine qua non pour la reprise des activités dans ce centre de la riposte contre le virus EBOLA.
Pendant ce temps, des échantillons prélevés de l’arrière province pour les analyses doivent encore attendre la fin de ce mouvement de grève.
Ce climat malsain risque de compromettre la riposte et plonger la province de l’Equateur dans un état sanitaire alarmant.
Signalons qu’à ce jour, la province de l’Equateur compte pour le cas d’Ebola, 80 cas confirmés , 36 décès et 37 guéris sur un total de 9 zones de santé touchées.
Emmanuel MOMOTOY



















































