Annoncée avec pompe pour ce jeudi 30 novembre 2017 sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo , la marche du rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement n’a pas connu du vrai succès à la hauteur des attentes de l’opinion nationale et internationale.
A l’origine de ce raté , la forte présence de la police lourdement armée et déployée presque dans tous les coins chauds de la capitale, créant ainsi la psychose et la terreur au sein de la population.
Si à Goma, Mbunji mayi,Lubumbashi ou encore Béni, quelques militants de partis politiques membres du rassemblement ont réussi à défier un peu les forces de l’ordre, à Kinshasa, capitale de la République l’on a plutôt constaté une ville morte en lieu et place d’une marche pacifique. Par peur de représailles de la police, la population, mieux celle acquise au rassemblement est restée terrer chez elle.
Entre temps, les quelques membres du rassemblement qui ont osé sortir la tête ont été soit interpellé , soit détenu ou simplement molesté et relaxé.
C’est le cas par exemple des députés Jean Bertrand Ewanga et Martin Wayulu, de Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l’udps et de monsieur Augustin Kabuya , porte-parole de ce même parti sauvagement tabassé par la police tel que en témoigne la photo en illustration de cet article.
Félix Tshisekedi, leader du rassemblement n’a pas été aperçu dans la rue. Il aurait été bloqué et empêché de quitter sa résidence par la police militaire, a fait savoir à politiquerdc.net, son porte-parole, maître Éric Bilale.
Leçon à tirer : si bien que la police sous ordre des autorités congolaises transigent contre les droits et libertés constitutionnels relatifs notamment à la marche pacifique , il ne reste pas moins que la population n’a pas encore atteint le niveau à même de braver les intimidations de cette police du reste concernée par la misère qui gangrène le pays pour arriver à défendre ses droits à travers une marche pacifique.
L’opposition devra encore beaucoup sensibiliser cette population pour espérer un jour , chasser Joseph Kabila par la rue dans le cas contraire, on devrait tout simplement changer de méthodes.
Constant Mohelo.





















































