C’est un mouvement d’humeur dont la cause est à rechercher dans la pratique forcée de l’expression de la foi, surtout lors de la dernière paie.
En effet, La dernière goutte qui a débordé le vase est tombée lors de la paie des agents et fonctionnaires des écoles du réseau protestant dans les secteurs de Bili et de Banda dans le territoire de Bosobolo.
Les enseignants des écoles conventionnées protestantes sont montés au créneau pour dénoncer plusieurs retenues à la source dont ils font l’objet à chaque paie de leur modique salaire.
Il s’agit concrètement de la ponction de 20.000Fc pour l’achat des deux motos dont une pour la sous-coordination à Karawa et une autre pour la conseillerie à Bili.
Ce n’est pas tout. Chaque enseignant doit impérativement verser 2 500 FC pour la prise en charge du délégué et des agents de la Police Nationale Congolaise qui viennent retirer leur salaire auprès de la Caritas Développement Molegbe à Gbadolite. Et au comble de tout, la quote-part contributive à titre de la dîme obligatoire rebaptisé contribution communautaire de 2 500 FC par enseignant mécanisé et la moitié pour les enseignants non payés et les nouvelles unités avec la même périodicité.
Par ailleurs, chaque établissement scolaire est soumis à obligation d’un versement mensuel d’une somme de 5 000 FC pour le fonctionnement de la conseillerie à Bili. Cette situation – à ne point en douter – est de nature à provoquer les retombées aptes à étouffer de nouveau les enseignants.
Et dans le viseur de ces derniers, se trouve la Caritas Développement Molegbe. Sous le poids des charges innombrables, ces enseignants n’en peuvent et ils accusent cette structure de paie des enseignants d’entretenir ces multiples retenues.
Faux! retorque de son côté la Caritas Développement Molegbe. Son Coordinateur, Abbé Égide Mbimba, tout en condamnant toutes ces ponctions, rassure que sa structure « n’est impliquée ni de près ni de loin dans cette pratique ». Il affirme par ailleurs que la Caritas Développement Molegbe prend en charge les frais de déplacement de ses délégués par un forfait de 1 000 FC le kilomètres et 50.000 FC par axe pour le transport et la sécurisation de fonds.
Contacté par votre média, le Conseiller résidant des écoles conventionnés protestantes, monsieur Benjamin Mamunga rassure que tout a été ainsi conclu sur base d’un procès-verbal avec les concernés pour la prise en charge du transport et sécurisation ainsi que le fonctionnement de son bureau, nouvellement implanté.
Cependant, l’achat *des4 motos reste un projet de leur Coordination communautaire basée à Gemena, dans le Sud-Ubangi.
Dans ces conditions, les pauvres enseignants appellent donc à l’intervention des autorités compétentes en vue de mettre fin à cette situation qui perdure et pertube leur survie.
Emmanuel MOMOTOY/Correspondant politiquerdc dans la région



















































