Les questions politiques de l’heure ont été au cœur de l’entretien que le Président de la Jeunesse Avenir du Mlc, Me Fabrice Pelende, a accordé à votre média en ligne. Dans un premier temps, le numéro un de cette structure spécialisée et affiliée au Mouvement de Libération du Congo a salué la dernière prise de position du Chairman Jean-Pierre Bemba Gombo sur la l’installation de la nouvelle équipe de la Ceni.
« Il faut avancer, nous devons aller de l’avant après l’entrée en fonction du nouveau Président de la Ceni, Denis Kadima, et de toute son équipe. Et ce, au regard de nombreux problèmes dont fait face le pays.
Comme l’a affirmé le Président Jean-Pierre Bemba, ce n’est pas un président de la CENI fort qui garantira des bonnes élections mais plutôt une CENI forte, avec une loi électorale inclusive.
Par sa prise de position, le Président du MLC vient de débloquer la situation, de donner un coup de pouce au processus électoral. Jean-Pierre Bemba a toujours consenti beaucoup d’efforts et de sacrifices pour sortir la RDC de la dictature. Pendant 18 ans , le Chairman du MLC a été regardé comme un épouvantail cauchemardesque par le régime de Joseph Kabila.
Grosso modo, au sein de l’Union Sacrée, Jean-Pierre travaille pour faire avancer le Congo. C’est pourquoi sa dernière prise de position sur la CENI et le processus électoral a été très appréciée par la population congolaise », a-t-il soutenu.
Et Me Fabrice Pelende d’ajouter :
« Je suis d’accord qu’il n’y ait pas eu un consensus dans la mise en place du nouveau bureau de la Centrale électorale, ainsi que l’a déploré une frange de la population, mais nous ne devons pas bloquer le pays pour cela, parce que l’article 5 de la constitution nous renvoie à requérir l’expression du peuple tous les cinq ans.
Je m’inscris en faux contre ceux qui estiment que Denis Kadima a été désigné à la tête de la CENI pour favoriser un camp politique contre un autre. Il faut le juger comme on juge un maçon au pied du mur ».
Et le Président de la Jeunesse Avenir du MLC a insisté sur l’organisation des élections à la base.
« Je déplore le fait que depuis 2006, il n’y a pas encore eu des élections locales et municipales. Or, le socle du développement d’un État, c’est la base. Et en droit administratif, il est dit que la meilleure administration est celle qui rapproche les gouvernants de leurs administrés ».
Pour Me Fabrice Pelende, après la promulgation de la loi organique sur la CENI et l’entrée en fonction de la nouvelle équipe de la Centrale électorale, le cap doit être mis vers la réforme de la loi électorale pour garantir la tenue des élections crédibles, libres, transparentes et inclusives.
« Si tout le monde a dénoncé les dernières élections de 2018, c’est à cause des aléas qu’il y a eu concernant la publication des résultats, l’absence des Procès Verbaux, l’utilisation des machines à voter non prévues par la loi.
C’est donc à travers la nouvelle loi électorale que l’on peut corriger tous ces dysfonctionnements, que l’on peut garantir la tenue des bonnes élections. Et à ce sujet, je propose notamment la suppression du seuil électoral, le rétablissement de deux tours de l’élection présidentielle (même si cela doit nécessiter la modification de la constitution de la République), l’affichage des résultats dans chaque bureau immédiatement après le vote. »
Par ailleurs, Me Fabrice Pelende n’a pas manqué d’émettre un avis sur la marche projetée notamment par la Coalition Lamuka et le Front Commun pour le Congo contre la mise en place de l’équipe Kadima.
« Comment on peut expliquer le fait de voir Martin Fayulu et Joseph Kabila partager un idéal commun ? Ils ne doivent pas croire que la population congolaise est naïve pour répondre à leur appel à marcher contre le régime de l’Union Sacrée. Non !
Nous ne devons pas oublier que l’Union Sacrée a été créée pour mettre fin à la prédation qui existait depuis 18 ans. S’il y a eu basculement de la majorité parlementaire en pleine législature, c’était parce qu’il y avait une épée de Damoclès que Joseph Kabila avait suspendu à la tête de l’institution parlementaire dans le but de plonger le pays à tout moment dans le chaos. L’avènement de l’Union Sacrée pour la Nation est vraiment salutaire afin d’instaurer une nouvelle gouvernance.
Et pour moi, les sociétaires du FCC qui ont détruit le pays pendant 18 ans ne devraient même pas faire beaucoup de bruits dans les médias, car l’Union Sacrée cherche à sortir le pays du gouffre dans lequel leur régime l’a plongé. L’Union Sacrée est donc là pour jeter des nouveaux jalons pour un nouveau Congo », a-t-il expliqué.
Et en guise de conclusion, le Président de Jeunesse Avenir du MLC, Me Fabrice Pelende, a exhorté le peuple congolais à regarder vers l’avenir et de ne pas se laisser distraire par des appels à la marche qui apporteront rien à son vécu quotidien. « L’avenir, c’est d’aller vers des bonnes élections, des élections représentatives, qui commencent de la base jusqu’au sommet de l’État. C’est ce qu’attend le peuple », a-t-il conclu.
JR.Mokolo


























































