Corneille Naanga, bref la Commission Électorale Nationale Indépendante, (Ceni) de la République Démocratique du Congo mesure t-elle réellement la gravité que court le pays par le fait du manque de respect des délais des échéances électorales depuis fin 2016 ?
La question mérite bien son pesant d’or au regard de la déclaration faite par le Président de la Centrale électorale en début de semaine notamment sur la RFI prétendant dire que « sans machine à voter, il n’y aurait pas élection en 2018 » tel que prévu par le calendrier électoral publié le 5 novembre 2017.
Une déclaration qui vient confirmer selon certains observateurs la politisation de cette institution citoyenne.
En effet, en parcourant le calendrier électoral de la Ceni, nulle part, on fait mention de l’usage de la machine à voter,ni de la campagne de sensibilisation de la population sur l’usage de cette machine. Aucune contrainte non plus n’a été évoquée en ce sens. En réalité, la machine à voter se présente comme une imposition, mieux une brèche utilisée pour vouloir justifier le glissement du processus électoral. En témoigne , la déclaration de Corneille Naanga.
Alors que les points 38,39 et 40 de la page trois du calendrier électoral publié par la même Ceni reprennent noir sur blanc les opérations de préparation, commande, impression et déploiement des bulletins de vote, procès verbaux et fiches d’identification vers les les 15 hubs ; des opérations à réaliser pendant 2mois et 17 jours tel que marqué dans le calendrier, Corneille Naanga et son bureau croyant certainement tromper la vigilance de la population, commencent eux -mêmes à vouloir contourner les prévisions électorales dont certains partis politiques souhaitaient d’ailleurs la compression des délais de ces trois scrutins, (présidentiel, législatifs et provinciaux). C’est le cas de le dire avec la proposition notamment avec la proposition du Mouvement de Libération du Congo, MLC de Jean-Pierre Bemba qui avait démontré techniquement la possibilité d’organiser les scrutins avant fin juillet 2018.
Durant la semaine dernière, Corneille Naanga avait fait savoir encore que l’insécurité créée dans la province de l’Ituri risquait de jouer sur le processus électoral. Ceci, en oubliant par exemple qu’à partir de ce jour jusqu’à la date des élections, il n’y a aucune activité électorale importante à réaliser dans cette contrée du pays. Voilà ce qui laisse à croire davantage que le Président de la Ceni militerait pour le report des élections afin de répondre au schéma de la majorité au pouvoir consistant, semble -t-il selon certaines indiscrétions, à bénéficier d’un énième glissement.
En clair , l’opinion publique doit savoir que le calendrier électoral publié par la Ceni n’a jamais prévu l’usage de la machine à voter. Bien au contraire, ledit calendrier réserve 2 mois et 17 jours pour les opérations liées à la préparation jusqu’au déploiement des bulletins de vote, procès verbaux et fiches d’identification vers les centres électoraux.
Mieux vaut tard que jamais dit -on. Il est plus que temps pour que chacun fasse son travail selon sa propre conscience , en se basant surtout sur la légalité des textes. Car , vouloir mentir un peuple n’honore pas .
La Ceni devrait plus réclamer ce qui lui revient de droit pour organiser les élections, notamment la problématique du décaissement du budget qui traîne encore jusque là en lieu et place de raconter ce qui sonne comme une provocation dans les oreilles des congolais .
Jean Médard LIWOSO




















































