Estimés à plusieurs milliers, les congolais vivant au royaume de Belgique sont descendus dans la rue – ce samedi 24 février 2024 – à Bruxelles pour manifester contre les violences et exiger la fin des hostilités perpétrées dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo. Ces violences sont imposées par le Rwanda de Paul Kagame, à travers le groupe armé dénommé M-23.
Organisée par l’association Diaspora 243.be, la manifestation est partie du quartier Matonge de Bruxelles, devant la statue du roi Léopold II, pour se diriger vers la Place Schumann, siège des institutions de l’Union européenne.
Les manifestants n’ont pas perdu de vue le récent protocole d’accord signé entre l’Union Européenne et le Rwanda visant le renforcement de la coopération dans le secteur minier.
Brandissant les calicots entre les mains:
» Kagame assassin, le Congo n’est pas à toi « , » La communauté Nande de Belgique dit stop aux massacres de Beni » ou encore » Congo Bomoko » (Congo uni), les manifestants ont appelé les Congolais à à l’unité nationale.
Une survivante des violences des groupes armés présente dans la marche a témoigné que :
» Lorsqu’on vit dans l’Est de la RDC, on apprend à se cacher pour ne pas être vu et on apprend à survivre pour ne pas se faire tuer. Et c’est le quotidien des femmes et des enfants de guerre « .
Cette marche avait pour objectif d’appeler la communauté internationale à se mobiliser afin de mettre un terme aux hostilités et aux souffrances des populations congolaises ainsi que pour préconiser des solutions moins coûteuses en vies humaines au conflit dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Les manifestants n’ont pas pu déposer leur mémoire auprès des autorités européennes. Ils ont été tout simplement dispersés par la police au niveau du siège de l’union européenne.
Néanmoins, la manifestation a permis à la diaspora congolaise d’attirer l’attention sur les conséquences désastreuses des guerres à l’est du Congo et délivrer un message fort pour la paix, mais aussi pour la justice en faveur des victimes.
Rédaction

























































