Principale compagnie aérienne d’aviation de la République démocratique du Congo (RDC), Congo Airways court désormais le risque de perdre son certificat de transporteur aérien si rien n’est fait d’ici septembre prochain.
L’alerte a été donnée par le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, lors de la réunion du conseil des ministres, tenue ce vendredi 28 juin, sous l’égide du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a rapporté le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
« Le vice-Premier ministre, ministre des Transports a fait le point au conseil de l’urgence et la nécessité pour le gouvernement de financer la mise en œuvre du plan d’urgence de relance des activités de Congo Airways, conformément à l’instruction du président de la République, au cours de la 111ème réunion du Conseil des ministres du 15 septembre 2023 », a fait savoir le porte-parole du gouvernement dans son compte rendu du conseil.
Un seul avion en leasing
« En effet, les fonds nécessaires prévus pour permettre à cette compagnie nationale de renforcer sa capacité opérationnelle n’ayant pas encore été libérés, Congo airways n’exploite qu’un seul aéronef en leasing dont le contrat expire dans les jours qui viennent », a précisé le VPM Jean-Pierre Bemba, cité par le porte-parole du gouvernement.
Sur le point de perdre son certificat d’exploitation
« Bien plus, elle court (Congo Airways, ndlr) le risque de voir tomber son certificat de transporteur aérien et son agrément y atteint, si au 16 septembre prochain, elle ne dispose pas d’un appareil opérationnel immatriculé en République démocratique du Congo », a-t-on précisé.
Et d’après le ministre Muyaya, « des mesures urgentes relatives notamment à la mise à disposition des fonds et la gestion des différents contentieux ont été préconisées ».
Créé depuis le 15 août 2014 sous le gouvernement du premier ministre Augustin Matata, Congo Airways avait pour objectif de désenclaver la République Démocratique du Congo, de promouvoir la sécurité et la démocratisation du transport aérien et de favoriser l’intégration socio-économique du pays, à travers d’importants mouvements de personnes et de biens. A ce jour, la compagnie n’existe que de nom.
Et son ambition de desservir toutes les lignes domestiques et de s’étendre à l’internationale, en vue de se positionner parmi les leaders du secteur aérien, reste encore un défi majeur à relever par le nouveau gouvernement de la République.
JML





















































