En pleine saison sèche, c’est la période que choisissent les villageois, dans leurs activités agricoles, de procéder à l’écobuage ou l’incinération des végétaux coupés. Cette technique de brûlage de la végétation est une pratique agricole ancestrale destinée à préparer un espace pour la semence.
Héritage de plusieurs générations, cette technique est la plus connue et la plus répandue dans les pays sous-développés où son effet de fertilisation est limité
Elle entraine parfois et malheureusement des conséquences néfastes, surtout quand l’incendie échappe au contrôle de l’homme. Et d’ailleurs, dans certains pays, l’obligation de surveillance est mise à charge de l’auteur de la mise à feu, afin de parer à toute éventualité
C’est une précaution souvent négligée, et c’est justement ce qui est arrivé ces derniers jours à plusieurs villages – aujourd’hui sinistrés – dans le territoire de Lodja et surtout celui de Katako-Kombe. De nombreuses maisons et leurs contenus sont partis en fumée par l’incendie en provenance des champs.
Les vents violents de la saison sèche ont accéléré la propagation des flammes au point de déborder les villageois pris par surprise, car la majorité se trouvait justement dans les champs.
Dans le territoire de Katako-Kombe, on signale plusieurs localités concernées: Lokutshu, Wah’a Pongo, Elamba, Lando,…
La dernière en date est celui de Shingo, village dont est originaire Jean KATTAKO MINGA, le candidat malheureux du MLC aux dernières élections législatives nationales, de qui provient l’information.
« Survenu aux environs de 13h, heure où les villageois sont généralement aux champs, l’incendie a réduit en cendres plus de 80 maisons en toitures de chaume et feuilles de joncs.
Les dégâts matériels sont tres importants, mais on ne déplore heureusement aucune perte en vie humaine », témoigne M. Jean KATTAKO M.
Ce dernier souligne, par ailleurs que « c’est grâce à ses trois constructions ayant échappé aux flammes, notamment deux bâtiments en construction d’une école que la population – totalement démunie – s’est momentanément réfugie pendant la nuit, mais obligée à chaque jour de quitter les lieux la journée pour permettre aux élèves de terminer l’année scolaire, leurs anciens bâtiments ayant été incinérés ».
Ce notable du Sankuru appelle plutôt à une assistance urgente de la part des autorités du pays face à cette situation dramatique.
Rédaction





















































