L’armée rwandaise n’obtiendra pas la nouvelle aide de 20 millions d’euros de l’Union européenne. « Les Européens ne sont pas parvenus à s’accorder sur le déblocage d’un nouvel appui financier à l’armée rwandaise pour son intervention à Cabo Delgado », renseigne le quotidien Africa Intelligence, qui souligne que « Bruxelles s’achemine dans le même temps vers des nouvelles sanctions contre le régime de Kigali pour son soutien à la rébellion du M23 ».
Une nouvelle saluée par Jean-Luc Habyarimana, fils de l’ancien Président du Rwanda, Juvenal Habyarimana.
« Nous applaudissons la décision de l’UE de geler l’aide militaire de 20 Millions d’euros à Kigali ».
Pour Jean-Luc Habyarimana, cette décision de l’Union européenne « (…) est un pas dans la bonne direction ».
Aussi, appelle -t-il l’Union européenne de mettre fin à l’impunité et d’arrêter de se voiler la face devant les crimes commis par les Forces armées rwandaises dans l’Est de la République démocratique du Congo
« Il est crucial que l’Union européenne aille plus loin en mettant fin à l’impunité pour ceux qui commettent des crimes et sèment le chaos dans l’Est de la RDC. L’UE ne peut plus continuer à se voiler la face sur le fait que financer l’armée du Rwanda pour sécuriser le Cabo Delgado ainsi que les intérêts privés d’une multinationale européenne revient également à financer la même armée qui massacre, pille et viole femmes et enfants dans l’Est de la RDC. D’ailleurs, dans la même logique, le protocole d’accord sur les minerais signé avec le Rwanda devrait également être revu à l’aune des activités criminelles de l’armée rwandaise en RDC. Si l’UE ne prend pas action, elle risque de perdre encore plus en crédibilité dans la région et sur le continent », a-t-il posté sur son compte X (ex twitter).
L’armée rwandaise est présente au Mozambique depuis juillet 2021, où elle combat une insurrection menée par des militants liés à l’État islamique dans la province de Cabo Delgado. La France et l’UE ont décidé de soutenir cette opération pour lutter contre le terrorisme. Le coût de l’opération est estimé à 20 millions de dollars par mois, ce que le Rwanda ne peut pas financer à long terme.
Alain St. Bwembia





















































