Il est l’un des ténors politiques et l’un des acteurs qui avait grandement contribué à la mise en place de la constitution de 2006. C’est tout à fait logique que son point de vue était très attendu par la population dans le cadre du débat relatif à la révision ou au changement de la constitution de la République démocratique du Congo.
Et désormais, sa position est connue.
En effet, l’ancien vice-président de la République (2003-2006) et Président national du Mouvement de Libération du Congo (MLC) est partant pour le débat sur la révision constitutionnelle. Il estime donc qu’il y a des dispositions qui méritent d’être revisitées.
« (…) C’est bien que vous me posiez cette question ( vous êtes pour le changement où la révision de la constitution, ndlr). Vous savez, je suis l’un des acteurs en 2003 et 2006 qui a participé à la réunification de ce pays, la réunification de nos forces armées et des administrations. On sortait, je veux dire des cinq années de guerre et il fallait dans cette réunification mettre en place une constitution. Il y avait 3 composantes, les entités et la société civile qui participaient. Mais ces trois composantes, étaient celles qui poussaient à la mise place de cette constitution. Il avait des particularités que nous avons dû accepter. Il y a des consensus qui ont été faits… Je pense qu’aujourd’hui, je ne comprends pas de quoi les gens ont peur de la révision de la constitution « , s’est demandé le Président du MLC.
Révision ou changement de la constitution ?

« Là maintenant, on parle de la révision de la constitution », a précisé Jean-Pierre Bemba, après la question du journaliste.
« (…) Ce qui est autorisé et qui est dans la constitution, c’est la révision de la constitution », a encore précisé Jean-Pierre Bemba, après la question de l’un des journalistes, qui a évoqué la position du secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya qui serait dans la logique du « changement de la constitution ».
« (…)Et je vais vous donner ce que moi je pense. Moi, je vois à mon niveau 4 articles qui pourraient nous aider à évoluer et certainement qu’il faudrait attendre, le Président de la République a dit qu’il va mettre en place une commission. Et j’ai dit de quoi a-t-on peur ? Laissons cette commission être mise en place. Et je pense qu’il y a des articles sur lesquels on doit pouvoir discuter », a-t-il renchéri.
Pour M. Bemba, le débat autour de la révision constitutionnelle pourrait également se focaliser sur les articles 10 relatif à la question de nationalité, 13 et 51 concernant la notion de discrimination et de la protection de la minorité , ainsi que l’article 198 qui concerne le mode d’élection des sénateurs et gouverneurs.
Le chairman du MLC a mis en garde tous « les politiciens en costumes et en robes », contre les discours incendiaires, faisant allusion ici à certains hommes d’églises qui sont opposés à la révision constitutionnelle. Le Président du MLC estime que ces derniers seraient en train de manipuler la jeunesse , en prêtant au chef de l’État congolais les intentions qu’il n’a pas.
« Qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas, c’est le garant de l’unité, de la paix » , a dit JP Bemba.
Bien avant d’aborder cette question de la révision constitutionnelle, Jean-Pierre Bemba, en sa qualité de vice-Premier ministre, ministre des transports, s’est largement exprimé sur l’état des lieux, les différents projets et initiatives qui sont envisagés pour l’amélioration du secteur de transport dans son ensemble en RDC.
Aussi, dans le cadre des embouteillages à Kinshasa, Jean-Pierre Bemba a fait savoir des instructions fermes du chef de l’état Félix Antoine Tshisekedi ont été données, notamment au ministre d’État chargé des infrastructures pour entamer, ensemble avec les services techniques concernés, les travaux de réhabilitation des 19 artères débouchant sur les grands boulevards, afin de juguler ce phénomène d’embouteillages dans la capitale congolaise.
JML






















































