C’est dans la nuit du lundi au mardi 13 mai 2025, vers 4 heures du matin, que l’ancien ministre d’État chargé des relations avec le parlement, a été appréhendé par une unité spéciale de la police nationale congolaise.
D’après les témoignages recueillis auprès de la famille, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, coordonnateur des alliés du président de la République Félix Tshisekedi, a été arrêté en exécution d’un mandat d’amener décerné par un magistrat de la cour d’appel de Kinshasa Matete.
A l’origine, une affaire qui remonte en 2017-2018 à l’époque où il fut ministre d’État dans le gouvernement de l’ex premier ministre Bruno Tshibala.
« C’est très tôt le matin aujourd’hui, vers 4 heures, que nous avions été surpris d’un déploiement impressionnant des éléments de la police qui ont escaladé le mûr de la parcelle pour arrêter M. Jean-Pierre Lisanga. Le fils de ce dernier qui a tenté de résister à cette brutale arrestation, sachant que son père devrait répondre à un rendez-vous médical ce même mardi, a été sauvagement tabassé par ces policiers. Ils l’ont pris avant de le jeter comme un sac de cossettes de manioc dans leur véhicule. Voilà pourquoi Jean-Pierre Lisanga Bonganga a été obligé de sortir de sa chambre pour se livrer à la police. Aucun document ne lui a été brandi pour justifier son arrestation à cette heure-là », a confié un membre de la famille qui a vécu les faits.
Selon les sources exclusives à politiquerdc.net, l’ancien ministre est accusé d’être à la base de la «disparition d’un véhicule appartenant à un colonel militaire».
De quoi s’agit-il ?
En effet, tout est parti d’un accident de circulation entre le cortège de l’ancien ministre d’État et le véhicule du colonel militaire en 2017. A en croire nos sources proches de l’ex ministre d’État, Jean-Pierre Lisanga Bonganga avait à l’époque « remis 400$ au colonel pour couvrir les frais de réparation du véhicule endommagé, au terme d’un devis qui lui a été présenté par le mécanicien après un compromis trouvé avec l’officier. Amené au garage pour réparation, le véhicule aurait été par la suite porté disparu ». C’est dans cette optique que le colonel va exiger de l’ancien ministre de lui procurer un nouveau véhicule. Opposé à cette exigence du fait qu’il était étranger aux démarches ayant conduit au dépôt du véhicule sinistré au garage et ignorant personnellement tout de ce garage, il ne pouvait en être tenu responsable. Voilà les faits qui seraient à la base de ce mandat d’amener, précise un proche collaborateur de Lisanga Bonganga.
Coup politique ?
D’après les mêmes sources, l’arrestation de Jean-Pierre Lisanga Bonganga « dénote tout simplement d’un montage politique, visant à le discréditer face aux enjeux politiques de l’heure. Sa proximité politique avec le chef de l’État, Félix Tshisekedi, serait un des éléments déclencheurs de cette machination… », a-t-il soutenu.
Toujours, selon les sources contactées par votre média en ligne, l’ex ministre d’État est actuellement au parquet de la Cour d’appel de Matete où il attend d’être entendu par le magistrat.
Dossier à suivre !
Rédaction






















































