La question de l’écart par rapport à la réglementation en matière d’attribution des marchés publics a fait couler beaucoup d’encre et de salives dans certains portefeuilles ministériels, notamment celui du ministère de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté de la République démocratique du Congo.
Et c’est à travers la question écrite du député national John Efambe , transmise jeudi 17 juillet à Mme Raissa Malu,ministre d’État, ministre de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté que cette inquiétante réalité refait surface. Cette question écrite porte sur la problématique de l’attribution du marché d’impression des bulletins scolaires à une tierce entreprise au détriment du Service national des approvisionnements et de l’imprimerie (Senapi).
En effet, par cette initiative parlementaire datée du 24 juin dernier, le député John Efambe adressait sa préoccupation à la ministre d’État, de savoir si le ministère de l’éducation nationale et de la nouvelle citoyenneté est « en défaut de mettre à la disposition des écoles des bulletins pour l’année scolaire 2024-2025 » et que la ministre d’État aurait « instruit les différents Directeurs provinciaux de l’éducation et nouvelle citoyenneté de faire usage d’un spécimen ».
Selon cet élu de Kinshasa , « cette situation est dûe, semble-t-il, à la modification de la dénomination » du ministère de l’éducation nationale. Ce qui a rendu inutilisable « un nombre important de bulletins scolaires déjà imprimés ayant fait l’objet d’un décaissement des fonds publics et dont la créance dûe à la société Group JOOS est toujours en cours ».
Par ailleurs, l’auteur de la question, révèle que « différentes ambiguïtés procédurales » entourent cette question d’impression de bulletins scolaires par des entreprises tierces en défaveur du Service national des approvisionnements et de l’imprimerie. D’où les questions de savoir: » pourquoi l’impression des bulletins scolaires n’est-elle pas attribuée au Senapi, service public de l’État, disposant d’une compétence avérée en la matière et qu’est-ce qui a motivé l’attribution de ce marché à un prestataire extérieur ? ».
Ainsi, la ministre d’État est contrainte de fournir des réponses à ces questions dans les 10 prochains jours, à dater de ce 17 juillet, faute de quoi, la question écrite sera transformée en son interpellation devant l’Assemblée nationale, a-t-on précisé dans la correspondance signée et transmise ce jour par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, et dont politiquerdc.net a pu parcourir le contenu.
Rédaction






















































