La commission d’enquête mise en place par le Conseil d’administration de la régie des voies aériennes (RVA) a apporté des précisions, ce mardi 16 septembre au sujet de l’incident qui s’était déroulé dans la nuit du 10 au 11 septembre sur l’atterrissage de l’avion présidentiel à l’aéroport international de N’djili à Kinshasa, tout en affirmant que des dispositions ont été prises pour éviter pareil incident dans l’avenir.
« Je tiens à l’affirmer avec force que ce genre d’incident ne doit plus se reproduire. Toutes les mesures nécessaires seront prises pour que cela ne se produise plus », a déclaré à l’ACP, Charles Ngandu , administrateur à la Régie des voies aériennes (RVA), lors d’une visite de travail mardi sur la plateforme aéroportuaire de N’djili, en présence du président du conseil d’administration, Tryphon Ki-Nkie Mulumba.
« La RVA a entamé un processus de modernisation des équipements et renforcer l’acquisition et l’entretien des équipements modernes, afin de parer à toute éventualité », a annoncé M. Ngandu, cité par l’ACP.
« En aviation, il existe des systèmes de secours : système A, système B, système C. Mais lorsqu’il s’agit de la sécurité du Président de la République, nous pouvons aller jusqu’à mettre en place un système D, c’est-à-dire une redondance maximale pour garantir une sécurité absolue et rassurer tout le monde », a-il expliqué.
D’après cet administrateur – enquêteur, cité par ce média officiel de la RDC,
un dispositif de balisage portatif avait été mis en place, afin d’éclairer la piste et permettre l’atterrissage de l’avion présidentiel.
« Le vol présidentiel se trouvait encore à plus d’une heure de Kinshasa au moment de la panne. Le temps que les services d’urgence de la RVA prennent toutes les dispositions nécessaires pour gérer la situation en mode de secours, l’aéronef poursuivait son approche. Dans l’aviation, en effet, il existe toujours un plan B, voire un plan C, en cas de rupture de courant.
Lorsque l’avion présidentiel poursuivait sa trajectoire vers Kinshasa, un autre appareil, celui d’Ethiopian Airlines stationné au sol à Ndjili, a servi de relais de communication entre la tour de contrôle et le pilote du vol présidentiel. À ce stade, il n’y avait aucun problème : l’avion a continué son vol normalement vers Kinshasa.
Une heure avant son arrivée, les services d’urgence avaient déjà mis en place des dispositifs de balisage portatif de part et d’autre de la piste afin de l’éclairer. Ainsi, le pilote, en approche, a pu reconnaître visuellement la piste de Kinshasa grâce à cet éclairage temporaire », a relaté ce membre de la commission ad-hoc, qui a été mise en place par le Conseil d’administration de la RVA.
Les déclarations apportées par cet administrateur, membre de la commission d’enquête mettent en lumière la réalité des faits, contredisant ainsi la version répondue dans les médias et sur les réseaux sociaux, tendant à faire croire que l’avion présidentiel avait été traîné en l’air pendant plusieurs minutes et qu’il aurait atterri sans aucune précaution des services aéroportuaires.
Rédaction






















































