Une chambre de monitoring et d’analyse des conflits électoraux mis en place par la commission d’intégrité et de médiation électorale, CIME en sigle.
Un outil de portée nationale qui permettra à brève échéance, l’élaboration d’une cartographie nationale des conflits ouverts, latents ou éventuels et de trouver les différents mécanismes pour leur transformation en opportunités de développement. Car dit la CIME , un conflit n’est pas nécessairement négatif, mais il peut être également l’occasion de résoudre d’autres différends politiques et sociaux et de booster le développement du pays .
La CMACC est donc un centre d’analyse des conflits électoraux, un outil d’alerte précoce qui vise à repérer les factures de conflits potentiels et à les référer aux détenteurs de pouvoirs en matière électorale, en l’occurrence la CENI qui réunit régulièrement les acteurs de la société civile et les médias engagés dans des campagnes de non violence, les forces de l’orđre qui sont impliquées dans la sécurisation du processus électoral, les partis politiques et leurs partisans qui sont les animateurs principaux du processus ainsi que la communauté internationale qui soutient le processus par des actions diplomatiques .
Et, pour atténuer le potentiel de conflits et de violence, la CMACC va mettre en place des mécanismes formels et informels pour évaluer dans quelle mesure les parties prenantes au processus électoral se mobilisent pour éviter où, à tout le moins, réduire les risques de violence électorale.
L’objectif étant de cartographier les incidents et événements susceptibles de générer de fortes tensions avant, pendant où après les élections pour susciter, en temps record , des actions correctives adéquates.
La CMACC se veut un outil capital pour contribuer à un processus électoral apaisé, il faut le dire , face au manque de consensus des parties prenantes sur les questions qui fâchent comme l’usage de la machine à voter où les conditions de la contestation et du chaos post électoral sont entrain d’être créées au regard, notamment de l’insistance du président de la CENI, Corneille Nanga qui, la veille de la convocation de l’électorat le vendredi dernier avait souligné avec force sur la RFI, que l’option de l’usage de la machine à voter est irréversible pour les élections du 23 décembre prochain.
Le matériel technique pour la chambre de Monitoring et d’analyse des conflits Electoraux a été réceptionné par la CIME ce mercredi 27 juin 2018 à Kinshasa.
Gisèle Etoko
























































