Contrairement à nos précédentes publications ou nous vous annoncions le rendu du verdict dans la deuxième affaire dite de subornation des témoins pour ce mercredi 4 Juillet 2018, il en sera plus question.
En effet, la chambre de première instance chargée du dossier vient de clôturer l’audience de ce jour avec promesse de rendre sa décision en temps réel.
La journée de ce mercredi a été consacrée aux plaidoiries des différentes parties notamment de la défense de Jean-Pierre Bemba, Maitre Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda ainsi que celles du bureau du procureur.
Si l’accusation demande l’alourdissement de la peine par exemple d’un an pour Jean-Pierre Bemba à 5ans avec une forte amende, la défense de ce dernier estime par contre que le temps passé en détention par Bemba était suffisant et qu’il faille tout simplement le relaxer définitivement moyennant une amende au profit des victimes sans pourtant gêner sa réinsertion au sein de son pays et de son continent.
L’équipe conduite par Maitre Peter Hans, a tout de même rappelé aux juges de la chambre de première instance, le caractère irréversible de la décision rendue le 08 Juin 2018 par les juges de la chambre d’appel. Ce qui aux yeux de la défense constitue une raison valable que cela puisse avoir une incidence réelle sur le déroulé de cette deuxième affaire.
La défense du sénateur congolais a insisté également sur le fait que la sanction qui devrait être rendue à l’issue de cette procédure ne puisse pas aller notamment dans le sens d’impacter le casier judiciaire de Bemba qui est vivement attendu pour contribuer à la consolidation de la paix dans son pays, la RDC.
En raison de cette évidence, par ailleurs soutenue et défendue par les avocats de Jean Pierre Bemba au cours de l’audience de ce mercredi, il y a aucune inquiétude sur le fait que la liberté dont bénéficie Bemba demeure irrévocable par la force de la décision de son acquittement ou mieux de l’abandon définitif de toutes les charges en son encontre dans l’affaire principale.
Il faut noter ici que l’audience de ce jour met donc un terme à la procédure orale devant la chambre. Néanmoins, la chambre pourrait encore recevoir quelques observations écrites en cas de nécessité avant de rendre son verdict dans cette deuxième affaire dite de subornation des témoins.
Jean Médard LIWOSO
Michel KOYAKPA
























































