La candidature d’Emmanuel Ramazani Shadari pourrait bien être déclarée irrecevable par la Commission Électorale Nationale Indépendante s’il faut s’en tenir à la loi.
Le candidat et dauphin de Joseph Kabila qui a déposé sa candidature en qu’indépendant à la prochaine présidentielle en RDC, reste confronté à de sérieux problèmes qui pèsent sur lui.
En effet, visiblement choisi sans préparation préalable, Emmanuel Ramazani Shadari serait bloqué pour les opérations bancaires.
D’après des sources crédibles qui se sont confiées à politiquerdc.net, ce mardi 14 août 2018,le Front Commun pour le Congo(FCC) aurait déposé le dossier d’Emmanuel Ramazani Shadari sans la preuve de paiement comme l’exige la loi électorale. Ceci, à cause des difficultés rencontrées par les membres de cette plateforme Politique auprès de toutes les banques commerciales Kinoises.
Il y aurait une alerte rouge en défaveur de Shadari. Ce dernier ne pouvant plus entreprendre des opérations bancaires,car étant frappé par les sanctions susvisées.
De part les sanctions qui lui colent sur sa peau, Shadari serait privé d’opérer toute transaction bancaire à son nom.
Problème
Soutenant le candidat indépendant, le FCC devait se battre pour résoudre cette contrainte légale afin de s’assurer de la recevabilité du dossier de Shadari.
Voilà qui justifie, relève-t-on, la présence au cabinet du premier vice-président de la CENI, du directeur de cabinet de chef de l’état, Néhémie Mulanya,le lundi 13 août dans l’après midi.
À en croire nos sources, Néhémie Mulanya serait venu compléter la preuve de paiement qui manquait dans le dossier de Shadari car , étant interdit comme candidat indépendant de faire d’ajout, retrait où substitution de candidature.
Cependant, d’autres sources redoutent que ce soit un document obtenu par des voies non légales ; dans la mesure où, aucune banque sérieuse ne prendrait le risque d’accepter des transactions de 1million 600 milles Francs Congolais où l’équivalent en dollars au nom d’un candidat président, fût-il soutenu par la majorité sortante, un candidat sous sanctions américaines.
La CENI a-t-elle violé la loi électorale ?
Cette question taraude bien la mémoire de plus d’un observateur de la société congolaise.
Comment la centrale électorale pouvait-elle recevoir et publier le nom d’un candidat président Indépendant( Emmanuel Ramazani Shadari) ayant déposé un dossier incomplet à
et en même temps lui permettre de venir le compléter après ?
Par quel miracle -sinon quels arguments- le candidat Ramazani Shadari a pu finalement convaincre les banques commerciales pour accepter à son nom une transaction d’une grosse somme de 100milles dollars américains?
Difficile de répondre à toutes ces questions.
Selon un expert électoral contacté par votre média en ligne, le délai de 5 jours prévu par la CENI pour l’ajout, retrait et substitution, ne concernait pas les candidats indépendants.
Ce délai légal concernait uniquement les partis et regroupements politiques qui pouvaient pour des raisons diverses, opérer des changements sur leurs listes électorales.
Cette affaire de la candidature de Shadari,si on y prend garde, risque de ternir davantage l’image de la Commission Et Nationale Indépendante, accusée par une certaine opinion congolaise de faire le jeu du pouvoir en place.
Constant Mohelo
























































