Telle une pièce théâtrale conçue par un metteur en scène ayant reparti les rôles entre acteurs, la décision d’inéligibilité de Jean-Pierre Bemba à l’élection présidentielle de décembre prochain vient d’être confirmée ce lundi soir.
En effet, la majorité présidentielle – par la voix de son porte-parole , Andre-Alain Atundu Liyongo – a publiquement dévoilé le sort réservé à la candidature du Président du MLC. La CENI l’a exécuté et la cour constitutionnelle venait de le confirmer. Chaque acteur a parfaitement joué son rôle et la boucle est bouclée.
Saisie sur requête en contestation du MLC contre la décision d’irrecevabilité prise par la CENI à l’encontre de Jean-Pierre Bemba, candidat au scrutin présidentiel de décembre 2018, sans surprise, la cour constitutionnelle a suivi, ainsi qu’elle le fait systématiquement, le réquisitoire du procureur général, lui-même inspiré par la CENI.
Ainsi, l’ancien vice-président de la République, Jean-Pierre BEMBA, vient d’être débouté et déclaré « inéligible » par les trois juges qui avaient la charge d’examiner son dossier de contentieux électoral.
Drainant une foule immense sur son trajet, lors de son retour en RDC – à Kinshasa comme à Gemena – Jean-Pierre Bemba incarne l’espoir de toute Nation, pour une réelle alternative.
En l’écartant de la course électorale, la Haute Cour a asséné un coup de massue à tout un peuple et le motif selon lequel le moyen soulevé par les avocats du MLC sur la violation par la CENI de l’article 10.3 de la loi électorale est infondé ne convainc pas grand monde, pense maître Jean K. Minga juriste consultant à politiquerdc.net.
Affirmer que la condamnation de Jean-Pierre Bemba pour subornation des témoins en première instance a été confirmée en appel,pour dire que le caractère irrévocable était rencontré, la cour est allée jusqu’à assimiler l’infraction de subornation a celle de corruption, en référence à la convention africaine ratifiée par la RDC est ni plus ni moins la parodie de justice, soutient ce consultant de votre média en ligne.
Véritable scandale judiciaire, s’exclament certains, éteignoir démocratique crient d’autres analystes politiques. Par cette décision, tout est entrepris pour rétrécir la vue et le choix de l’électorat.
Tel un condamné à mort, celui-ci est forcé de choisir entre la chaise électrique et le peloton d’exécution.
Pourtant, les éminents praticiens du droits – en RDC comme ailleurs – attendaient le sursaut d’une juridiction censée être jalouse de son indépendance et de son prestige, en rendant un arrêt qui ne soit pas drapé dans des tissus d’interférences et injonctions politiques. Visiblement, le drapeau de l’intérêt public est en berne, car le droit pénal congolais a mortellement été touché. Même les néophytes en droit ont facile à réaliser, étant donné l’absence d’un arrêt irrévocable, que la décision a été obtenue en tirant par le bout des cheveux. Pire encore, l’interprétation par analogie entre la subornation et la corruption! C’est un sacrilège qui ne peut trouver à s’expliquer que par l’obsession d’éliminer un adversaire politique coriace de la course électorale, renchérit Jean K.Minga.
Il suffirait d’une simple étincelle, dans un environnement inflammable qu’est la jeunesse congolaise désoeuvrée et désespérée, pour que l’incendie soit déclaré. Et cela.
La journée de ce mardi déterminera la suite des événements, notamment avec la réaction très attendue non seulement du MLC, mais aussi de son president Jean-Pierre Bemba Gombo.
En attendant, la décision de la Cour aura sans nul doute renforcé le clou sur la mauvaise image de la justice congolaise .
Jean Médard LIWOSO
























































