« Le Congo est tombé plus bas en terme de la démocratie, c’est vraiment le nivellement vers le bas. Nous ne pouvons jamais accepter cet état des choses ! C’est notre droit, l’opposition est constitutionnelle. Les droits de l’existence de l’opposition et de la conquête du pouvoir de manière démocratique sont sacrés. Là, nous sommes en train de vivre la désacralisation des droits civils et politiques de l’opposition, nous ne pouvons pas accepter » c’est en substance la réaction à chaud de la députée nationale Eve Bazaiba Masudi , Secrétaire Générale du Mouvement de Libération du Congo (MLC), faite devant la presse à Lubumbashi, ce samedi 13 octobre 2018 après l’interdiction du meeting de l’opposition par les autorités locales.
Partie représentée son président national ,le sénateur Jean-Pierre Bemba , dans le cadre de l’unité de l’opposition, la numéro 2 du MLC a été donc surprise à l’instar de ses pairs de l’opposition qui ont effectué le déplacement dans la ville et chez-lieu de la province du Haut Katanga, de constater l’interdiction de leur meeting , pourtant autorisé mercredi par les autorités locales.
L’opposition qui tenait coûte que coûte à communier avec les lushois ce samedi , s’est donc heurtée à un dispositif policier déployé dans le lieu de la manifestation.
La résidence de l’ancien président de l’Assemblée provinciale de l’ex province du Katanga et coordonateur de Ensemble pour le changement dans le Grand Katanga , Gabriel Kwingu a été totalement encerclée tôt ce matin par les éléments de la police , l’empêchant ainsi de sortir de chez lui pour rejoindre ses amis de l’opposition.
Une situation que déplore la Secrétaire Générale du MLC, Eve Bazaiba, qui appelle par ailleurs , la population à se tenir debout et à se battre pour le changement du système politique en place.
Répression sanglante !
D’après les témoignages , l’interdiction du meeting de l’opposition à Lubumbashi a été marquée également par une certaine répression sanglante et des interpellations de quelques partisants des partis de l’opposition.
Et pour Eve Bazaiba Masudi, cette répression sanglante confirme les propos du cardinal Laurent Mosengwo selon lesquels,
la RDC serait devenue une prison à ciel ouvert !
» À mon arrivée à l’aéroport de Lubumbashi, deux militants du MLC ont été interpellés par la garde républicaine (GR), car ils avaient porté des tee- shirts frappés à l’effigie du Président national Jean Pierre Bemba Gombo ! Ils ont été relâchés après des discussions intenses » , témoigne Eve Bazaiba Masudi , avant de rappeler les dispositions de l’article 8 de la Constitution qui énonce le caractère sacré des droits de l’existence et d’exercices de l’opposition politique.
Et de se demander : à cette allure , comment se fera la campagne électorale qui doit débuter le 21 novembre ?
Samedi 29 septembre dernier, le meeting de l’opposition autorisé à Kinshasa , s’était déroulé sans aucun incident . Le commissaire divisionnaire adjoint de la police , le Général Sylvano Kasongo avait même félicité les organisateurs.
Outre le meeting avorté ce samedi à Lubumbashi, l’opposition projecte une marche de protestation contre la machine à voter le 26 octobre prochain à travers la République Démocratique du Congo.
Jean Médard LIWOSO
























































