La ville de Kinshasa revêtira-t-elle un jour sa plus belle robe sous le ciel nuageux de ce changement climatique?
Eh bien, jusqu’à ce jour, la salubrité de la ville de Kinshasa laisse à désirer, de Gombe à N’sele en passant par le Rond-point Ngaba sans oublier Mitendi et les communes périphériques de la ville.
Vitrine de la RDC,la ville de Kinshasa peine à retrouver sa propreté d’antan. On imagine aisément plusieurs facteurs explicatifs de cette insalubrité:
– l’explosion démographique;
– l’inexistence d’une politique de salubrité malgré l’existence d’un service d’hygiène de la ville;
– le comportement incivique des habitants qui s’est transformé en habitudes.
Dans la commune de la Gombe (ex-Kalina) qui servait autrefois de modèle, on y répertorie 80% des activités économiques et administratives. Cette accumulation d’activités génère les conséquences d’un tableau sombre et en cette saison des pluies, les eaux qui stagnent offrent à la population un spectacle désolant et ce; au vu et au su du premier citoyen de la ville, le gouverneur Gentiny Ngobila.
Ça et là des égouts, les caniveaux non entretenus et inexistants ne permettent pas l’évacuation des eaux de pluie lesquelles restent stagnantes quand elles ne peuvent se frayer leur voie. Partant de la Gombe au Rond point Forescom jusqu’aux avenues des huileries, Rond Point Socimat, et dans d’autres commune de la ville de Kinshasa, les kinois qui s’hasardent dehors se transforment en athlètes de saut à longueur ou à hauteur, pour enjamber ou contourner les énormes lacs (mares).
Cest ainsi qu’après la pluie de ce matin, les bureaux de la FBNBank – à Gombe – ont été complètement inondés d’eau, à plus de 20 cm. Une situation qui n’a pas permis les agents de cette banque de travailler.
Dans d’autres communes de la ville, c’est l’odeur nauséabonde qui a fortement incommodé la population à cause des poubelles jamais vidées qui ont pourtant été installées par l’Hôtel de Ville de Kinshasa, des immondices sorties des rigoles et des caniveaux lors du lancement de l’opération Kin-Bopeto, mais abandonnées au lieu d’être évacuées. Ces immondices se sont répandues sur les chaussées et d’autres avenues et plusieurs artères principales ont été jonchées de détruits ainsi que dans les marchés de la ville que compte la ville. Aucune commune n’a été épargnée mais le marché de la commune de Ngaba offre ce tableau désolant.
Des têtes d’érosion naissent un peu partout dans les communes périphériques telles que Mont- Ngafula et Ngaliema , laissant derrière elles des signes dignes des catastrophes apocalyptiques.
C’est un tableau peu flatteur qui s’offre à la population dont les attentes placées à l’opération Kin-Bopeto étaient nombreuses.
Personne ne pouvait douter du caractère sérieux de cette initiative de l’autorité urbaine avec l’implication du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Rappelons que l’opération Kin Bopeto estimée à plusieurs millions de dollars est le produit du sacrifice du contribuable congolais et l’assistance de partenaires de la RDC. Elle a été lancée le samedi 19 octobre dernier par le Chef de l’état congolais Félix Antoine Tshisekedi en compagnie du gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, les bourgmestres des communes et quelques ONG du domaine de la salubrité à Kinshasa.
Alain Bwembia


























































