L’assassinat de l’administrateur gestionnaire du centre de santé de référence Vijana, situé dans la commune de Lingwala à Kinshasa continue de susciter de réactions au sein de l’opinion publique congolaise.
Ce samedi 2 novembre 2019, des jeunes du MLC , Mouvement de Libération du Congo , parti politique de de Jean-Pierre Bemba Gombo accompagnés de ceux des mouvements citoyens, ont organisé une marche pacifique afin de dénoncer les différents actes de tueries qui sont perpétrés ces derniers temps dans la ville-province de Kinshasa par les éléments de la police nationale congolaise.
Partie de l’avenue Mongala , devant le siège national du MLC, en passant par l’avenue de la justice dans la commune de la Gombe, cette marche qui a réuni plusieurs dizaines de jeunes a eu comme point de chute, le siège de la Haute Cour Militaire, toujours dans la même commune.
Sur place , un mémorandum a été lu par Aldariche Luboya, jeune cadre du MLC et porte-parole de circonstance.
Dans leur mémorandum, tout en relevant les différents cas d’assassinats et meurtres intervenus depuis le mois de mars 2019 dans la ville de Kinshasa, les jeunes du MLC et des mouvements citoyens ont fustigé le comportement des policiers , hauteurs de ces assassinats , qui du reste sont payés par l’argent du contribuable congolais, mais qui s’en prennent aisément à la population qu’elle a pourtant le rôle de protéger.
Ces jeunes ont déploré également le fait que ces policiers et militaires , hauteurs des crimes ne soient pas semble-t-il, inquiétés par les autorités hiérarchiques ni par la justice.
« (…) La situation d’impunité flagrante constatée n’a que trop durée . Le peuple congolais n’est pas un troupeau de vaches que l’on abat à volonté ou au gré des caprices et humeurs ; Le peuple congolais n’est pas non plus un groupe d’idiots à berner avec des cérémonies de prières organisées par la plus haute autorité policière de la ville , en réponse aux exactions de ses troupes , au lieu d’engager des poursuites disciplinaires , administratives et judiciaires à l’encontre des auteurs (…) », a-t-on dénoncé dans le mémorandum de deux pages.
Toutefois, les jeunes du MLC et des mouvements citoyens ont formulé quelques recommandations à l’endroit des autorités du pays afin de mettre fin à cette situation, à savoir :
– la poursuite des policiers et militaires, auteurs des infractions décriées en procédure de flagrance et ordinaire ;
– l’aboutissement des procédures enclenchées et la condamnation de véritables responsables des crimes déplorés , quelles que fussent les fonctions politiques, administratives ou autres qu’ils exercent ;
-La démission des autorités politiques , administratives et autres qui sont impliquées dans ces crimes ;
– L’éviction de tous les membres des forces de l’ordre impliqués dans les tueries ;
– Le recyclage de la police et de l’armée ainsi que leur formation aux notions de civisme ,de patriotisme et de respect des droits humains ;
Le retrait des armes létales de la circulation.
» Le policier est un membre de la police qui a pour rôle et fonction de faire respecter la loi, maintenir l’ordre et assurer la sécurité publique . Il donc l’obligation et le devoir de collaborer et de traiter le citoyen avec dignité , respect et considération. Nous devrions être capables de nous sentir en sécurité chez nous ! », Ont conclu ces jeunes.
Notons que cette marche n’a pas connu d’incident majeur ni mineur. Belvis Nkuku , administrateur gestionnaire du centre de santé Vijana et jeune cadre du MLC , fédération de Lukunga , avait été été tué par balle tirée par un des gardes du corps du ministre de l’intérieur de la ville de Kinshasa , le mercredi 30 octobre dernier , suite à un conflit relatif à la spoliation d’une partie du terrain de ce centre médical de l’état congolais.
Jean Médard LIWOSO


























































