Alors que le prix du baril de pétrole connait actuellement une chute drastique qui aurait logiquement et immédiatement entraîné la baisse du prix à la pompe sur le plan international; en RDC, les sociétés multinationales du secteur en font fi.
Et pourtant, le contexte de la crise sanitaire mondiale du Covid-19 a sensiblement ralenti la consommation de l’or noir au point que l’offre sur le marché est plus élevée que la demande.
Malgré tout, les prix n’ont pas bougé à la pompe dans le sens espéré. L’essence, le gasoil et autres combustibles sont vendus au même prix qu’avant la crise sanitaire.
Consciente de cette réalité, la ministre de l’économie nationale, Mme Acacia Bandubola – fraîchement guérie de la pandémie de Coronavirus – tente de résoudre l’équation avec les opérateurs du secteur. Malheureusement, sa seule volonté ne suffit pas, car sa démarche se heurte présentement à une sorte de résistance des multinationales du secteur pétrolier.
En effet, « dans le souci de réglementer les prix des produits pétroliers pour l’intérêt général », la ministre de l’économie nationale a convoqué une réunion du comité de suivi des prix des produits pétroliers, le jeudi dernier. Il était question, d’après une dépêche parvenue à politiquerdc.net, d’envisager les modalités pratiques de révision à la baisse de la structure des prix en adéquation à la réalité sur le plan mondial, et d’alléger la charge sur le porte-monnaie du consommateur.
Étrangement, seules les sociétés nationales ont daigné répondre à l’invitation de la ministre. Les multinationales – à l’image de Total, Engen , Cobil , SEP et SOCIR, regroupées au sein du Groupe professionnel des distributeurs de produits pétroliers (GPDPP) – ont décidé de boycotter l’invitation de Mme Acacia Bandubola, brandissant les mesures consécutives à l’état d’urgence sanitaire proclamé par le chef de l’État.
Un sabotage à l’autorité ?
Au regard de l’attitude affichée collectivement par les sociétés étrangères, on est tenté de répondre par l’affirmative, dans la mesure où les mêmes opérateurs ont boycotté, en plus de la réunion du jeudi, celle convoquée le 27 avril dernier et une troisième qui s’est tenue quelques jours après. En dépit des multiples tentatives de la ministre pour déboucher sur une solution, aucune issue n’est en vue. À la place, les multinationales se seraient contentées d’envoyer un message révélateur de leur état d’esprit: « qu’il n’était pas opportun de procéder à la mise en place de cette nouvelle structure de prix, au motif que la baisse du baril sur le plan institutionnel est circonstancielle », entrevoyant par ailleurs, la possibilité de la pénurie de carburant au cas où le gouvernement transigerait à leur position.
C’est une position qui passe pour un faux-fuyant aux yeux du ministère de l’économie nationale. Ce dernier est appelé à faire appliquer la loi pour l’intérêt de la population.
« Il ne suffit pas de se plaindre du comportement malveillant des multinationales du secteur pétrolier, la ministre doit les contraindre à respecter les normes telles que cela se passe partout au monde », a déclaré à votre média en ligne, un opérateur économique congolais du secteur pétrolier.
Il faut noter que la dernière structure des prix à la pompe appliquée en RDC, remonte en novembre 2018, suite à l’augmentation du baril, qui a pourtant baissé systématiquement à plusieurs reprises sur le plan mondial, mais sans aucun impact dans notre pays. Et tout cela, en dépit de la volonté du gouvernement d’alléger certaines taxes au profit de ces opérateurs économiques, apprend -t-on du ministre de l’économie nationale.
Qui entêtent les multiplenationales du secteur pétrolier au détriment de l’État et du peuple congolais ?
La question reste posée !
Néanmoins, il revient à l’autorité compétente de faire appliquer la loi pour l’intérêt de tous.
Rédaction



















































