Le vent des arrestations et arbitraires et interprétations souffle fort dans la province du Sud-Ubangi et la trêve n’est pas pour bientôt.
Les échos qui nous sont fraîchement parvenus ce jour confirment ces violations récurrentes des libertés fondamentales et droits humains, notamment avec l’interpellation par les services de sécurité d’un journaliste travaillant dans un média local.
» Je viens d’être verbalisé ce vendredi 29 mai à l’ANR sur la plainte du Dircaba du gouverneur. Il m’a accusé d’être l’administrateur du groupe Facebook [Rumeurs de Gemena]. À l’issue de mon audition, ils ont compris que je n’y étais pour rien (…) », c’est le contenu du message publié aujourd’hui dans les réseaux sociaux et envoyé à politiquerdc.net par Phira Akambu, Journaliste à la station provinciale de Canal Congo Télévision et Radio Liberté Gemena(CCTV-RALI).
Contacté par votre média en ligne, Phira Akambu s’est dit surpris de son interpellation par l’agence nationale de renseignements , direction provinciale du Sud-Ubangi, pour une publication faite sur Facebook dont il n’est pas auteur.
A en croire son propos, un message posté sur cette page Facebook donnerait à croire que l’actuel Directeur de cabinet – Adjoint du gouverneur de la province du Sud-Ubangi, Me Kabo Kabalango, serait un « traître » qui aurait « trahi » tous les gouverneurs qui se sont succedés ces dernières années dans la province du Sud-Ubangi.
« Je ne sais pas à l’appui de quelle preuve a-t-il pu déposer cette plainte contre moi, m’accusant gratuitement d’être auteur du compte Facebook : Rumeurs de Gemena ». Or, après mon interrogatoire , nulle part les agents de l’ANR sont parvenus à etablir ma responsabilité dans cette publication, surtout que ne je suis pas responsable de ce compte Facebook », a renchérit Phira Akambu; en précisant avoir pris connaissance auprès de l’ANR de l’existence de cette publication à problème datant du 22 mai dernier.
Pour le moment, tous les efforts fournis pour joindre le directeur de cabinet- adjoint du gouverneur Jean-Claude Mabenze n’ont pas abouti.
En attendant, notre confrère Phira Akambu de CCTV – RALI / Gemena dit se réserver le droit de saisir la justice pour d »calomnieuse ».
Les autorités provinciales du Sud-Ubangi semblent prendre goût aux violations de droits de l’homme et de la liberté de presse.
En effet, il y a un mois passé, un journaliste de la même Radio avait été privé de liberté et jeté à la prison d’Angenga pour avoir dénoncé d’autres cas de violations des droits de l’homme entrepris par certains agents commis à la sécurité du gouverneur.
Sur le même registre, le ministre de la communication et médias de la même province avait décidé de la suspension d’un programme de la Radio Liberté Gemena, en violation de la loi.
Les organisations professionnelles et celles de défense des droits humains doivent se mobiliser pour arrêter ce qui convient d’être qualifié de dérive dictatoriale dans le chef de certains hauts responsables de la province du Sud-Ubangi.
Laurentine KAPINGA LIWOSO



















































