Le nouveau projet de loi électorale déposé au bureau de l’assemblée nationale par le premier ministre le lundi 20 novembre 2017 apporte quelques innovations sur base de quelques faiblesses observées lors des élections de 2006 et 2011.
En effet, l’expérience électorale des élections passées a démontré que le système de la représentation proportionnelle des listes ouvertes à une seule voix préférentielle en vigueur encourage la multiplication des partis politiques et des candidatures fantaisistes. Ce qui entraîne d’office l’émiettement de suffrage et de la sous représentativité au sein des assemblées deliberantes et surtout un coût financier exorbitant des élections. D’où la nécessité de recourir à un seuil légal intervenant comme une solution innovante et correctif au système proportionnel des listes ouvertes. Selon une experte en matières électorales, le seuil proposé dans ce projet de loi vise notamment à réduire le nombre des candidats et partis politiques qui se chiffrent à ce jour à 600. Ceci devra pousser les partis à se regrouper. Les indépendants et les partis satellites vont progressivement disparaître.
S’inspirant de l’exemple vécu pendant les scrutins de 2011 dans l’ancienne province de l Équateur, l’experte estime que certains petits partis créés en cette période à l’image de l’ATD de José Makila, l’UFC de Léon Kengo ou encore l’ADH de Jean-Claude Bayende devraient tout simplement disparaître.
Avec le seuil de 3% sur base des projections des résultats de 2011 par exemple,le parti politique à l’exemple du MLC aurait obtenu plus de 30 députés uniquement pour cette province considérée comme son fief électoral. Il s’agit de refléter une certaine réalité du choix des électeurs contrairement au mode utilisé jusqu’ici qui facilitait en fait l’émergence des petits partis politiques non représentatifs.
concrètement souligne -t-elle , on prendrait le nombre des voix que le parti obtiendrait sur l’étendue de la République, pour le calculer sur base du seuil choisi et accordé x nombres des députés pour ce parti là.
Avec la prolifération des partis politiques en rdc, le débat s’annonce houleux au parlement congolais. Il reste à savoir si les grandes formations politiques à l’assemblée nationale feraient un bloc pour valider cette innovation parmi tant d’autres contenues dans ce texte de loi au détriment des petites formations politiques.
Toutefois, rien n’est encore acquis à l’avance. Tout sera déterminé à l’issue des prochaines élections. Ceci revient à dire que les partis politiques devraient d’ores et déjà se déployer sur le terrain afin de consolider leurs bases respectives.
Jean Médard LIWOSO.





















































