C’est donc ce vendredi 17 juillet que les cinq leaders des associations des jeunes de la province ont répondu aux mandats de comparution du parquet général près la Cour d’Appel du Nord-Ubangi.
Cette situation intervient juste à l’issue d’une tentative d’intimidation orchestrée précédemment par l’Agence Nationale des Renseignements du Nord-Ubangi.

Accompagnés de leur conseil et d’une foule des jeunes de la ville de Gbadolite, ces jeunes ont été reçus avant que le parquet ait mis en place une procédure pour les interroger. Jusqu’à ce soir, seuls deux des cinq ont été entendus. Max Nzinga, Président du Conseil Provincial de la Jeunesse et Christophe Tshilombe ont subi un interrogatoire serré. Près de 4 heures d’audition au cabinet du Procureur général près la Cour d’Appel du Nord-Ubangi. Les trois autres leaders seront à leur tour interrogés demain, a confirmé à politiquerdc.net l’un des avocats de ces cinq mousquetaires.
Pendant ce temps, leurs avocats ont affirmé avoir introduit au même moment une demande de réquisition d’information sur « des cas présumés de détournement dans la Province du Nord-Ubangi». Une demande adressée au Procureur Général près la Cour de Cassation à Kinshasa.
Notons que les cinq jeunes du Nord-Ubangi visés par la procédure judiciaire maintiennent leur déclaration du 14 juillet dernier à Gbadolite, à travers laquelle ils ont fustigé le comportement de leurs élus provinciaux face à la mauvaise gouvernance qui caractérise l’exécutif provincial.
Des sources proches du Parquet général près la Cour d’Appel du Nord-Ubangi, il existe bel et bien en leur charge une plainte en bonne et due forme, déposée par le gouverneur de province à travers son conseil piloté par Me Didier Lokoka.
Alain St. Bwembia



















































