Près de 70 députés nationaux et sénateurs viennent de saisir la cour constitutionnelle sur l’inconstitutionnalité de quelques articles contenus dans la nouvelle loi électorale promulguée par le Président Joseph Kabila depuis le 25 décembre 2017 à Lubumbashi.
Les articles 118 , 121, 144 , ou encore 209 qui concernent notamment l’instauration d’un seuil légal de représentativité pour tous les partis et candidats indépendants aux différentes élections,mais aussi le cautionnement électoral sont concernés par cette démarche .
« Nous sommes venus poser un acte citoyen… Car, depuis les débats au parlement, nous avions été toujours contre certaines dispositions de cette loi dans la mesure où, elles ne sont pas conformes à la constitution surtout l’article 118 qui oblige aux indépendants de se regrouper afin d’espérer gagner des sièges en violation de la constitution « , a déclaré à politiquerdc.net, le député Henri Thomas Lokondo, membre de la majorité présidentielle.
Et pour le député Christophe Lutundula de G7, il ne s’agit pas seulement de la question des indépendants, mais c’est une question de bon sens et de respect de la constitution qui doit être respectée par tous.
« Les députés et sénateurs ne doivent pas transiger avec la constitution » , a -t- il déclaré .
Ces parlementaires espèrent donc que leur requête bénéficiera d’un traitement objectif et que la haute Cour pourrait autoriser la révision des dispositions qui violent selon eux les articles 12, 37 et 101 de la constitution, dans le but de garantir un bon processus électoral acceptable de tous.
Parmi les parlementaires signataires de cette requête en inconstitutionnalité,on peut citer : les députés Alexis Lenga et Joseph Lembi du Mlc, Fabien Mutomb et John Kolela de l’Udps, Jean-Marie Bamporiki et Beaudouin Mayo de l’unc , le sénateur Modeste Mutshinga du G7.
Jean Médard LIWOSO




















































