Polycarpe Mongulu Apenanga sera bientôt investi juge à la cour constitutionnelle par ordonnance présidentielle, conformément aux dispositions de l’article 158 de la constitution.
L’ancien sénateur a été désigné par ses collègues parlementaires (députés et sénateurs) réunis en congrès ce jeudi 21 juin 2018 au palais du peuple.
Cet ancien Procureur Général de la République entre 1986-1997, sous le régime de Mobutu succède à Vunduawe Te Pemako, nommé dernièrement premier juge du Conseil d’État par le président de la République Joseph Kabila.
Quel crédit pour Polycarpe Mongulu ?
En République Démocratique du Congo, très peu d’acteurs politiques et sociaux ne témoignent pas l’honneur de leur diplôme, l’âge où l’expérience professionnelle.
Pour la plupart de cas, les hommes promus dans certains postes au sein des institutions citoyennes et républicaines perdent facilement leur crédibilité pour des intérêts égoïstes et partisans. Ils ne respectent pas du tout leur serment et sacrifient les intérêts de la République au profit des ceux des individus.
Et la désignation de l’ancien Procureur Général de la République, Polycarpe Mongulu Apenanga semble peu rassurante aux yeux de l’opinion publique Congolaise.
Si le professeur Vunduawe Te Pemako s’est efforcé de garder difficilement d’ailleurs son image de marque dans une institution dont presque la moitié d’arrêts rendus ont été très peu convaincants où simplement rendus sous les prismes politiques , Polycarpe Mongulu Apenanga pourrait -il tenir le coup face à ses pairs de la plus haute instance judiciaire RD congolaise ?
Difficile d’y repondre avec certitude, même si le contexte serait différent.
Une chose est vraie, élu sénateur sur la liste du MLC, Mouvement de Libération du Congo pour le compte de la province de la Mongala, l’ancien membre de la commission politique et administrative du sénat, Polycarpe Mongulu Apenanga avait délibérément quitté le parti de Jean-Pierre Bemba depuis 2009 au profit de l’UFC,le parti du président du sénat Léon Kengo wa Dondo.
Et malgré la réclamation du MLC à travers des correspondances administratives adressées , notamment par l’ancien Secrétaire Général du parti pour obtenir son remplacement par son premier suppléant conformément à la constitution, le dossier n’a jamais été débattu en plénière.
Depuis, le sénateur MLC était plutôt devenu plus proche et redevable à Léon Kengo Wa Dondo qu’au parti politique pour lequel,il avait été élu, à savoir le MLC.
Les congolais devront-ils accorder de crédit de confiance à ce prochain juge constitutionnel qui vraisemblablement est dans une posture de la prime à la trahison ?
Seul l’avenir nous en dira un peu plus. Des observateurs avertis tablent déjà sur une continuité de la justice rendue sur la tête des intérêts politiques à travers des juges à la solde de la médiocrité.
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