Il avait promis qu’il devait retourner au pays ce mercredi 01 Août 2018 ; et bien Jean-Pierre Bemba Gombo a tenu à honorer sa promesse.
Le président national du Mouvement de Libération du Congo a finalement foulé la terre de ses ancêtres après 11ans d’absence.
Ce fut au mois d’avril 2017 que le chairman du MLC a été contraint de quitter le pays après y avoir échappé à la mort, en pleine capitale congolaise à l’issue des élections de 2006. Ce jour-là, Bemba quittait son pays seul avec sa famille, dans une certaine discrétion, étant escorté par les casques bleus de la mission onusienne au Congo, pour s’envoler à destination de Bruxelles en Belgique.
11 ans après, c’est un Jean-Pierre Bemba qui retourne dans son pays en triomphe. L’homme a reçu un accueil du jamais vu durant ces dernières années. Loin d’une simple affaire interne au MLC, le sénateur congolais a bénéficié d’une mobilisation de toutes les couches sociales de la population kinoise. Difficile de se frayer un chemin dans une marée humaine de la population. Un événement historique et digne d’un leader à la dimension de l’ancien vice-président de la République Démocratique du Congo.
Une mobilisation qui témoigne sans nul doute que malgré l’absence prolongée au pays, Jean-Pierre Bemba reste un leader incontestable et surtout porté par plusieurs millions de congolais.
Insupportable de franchir une foule compacte dans le périmètre de l’aéroport international de Ndjili, du reste sous une forte militarisation, les éléments de la police sous la conduite du Général Syvano Kasongo, commissaire divisionnaire adjoint et numéro1 de la police ville de Kinshasa , appuyés par quelques éléments de la garde républicaine ont réussi à perturber l’ambia nce de joie et de l’allégresse qui accompagnait visiblement dans le respect de l’ordre public, le cortège de Bemba en faisant disperser l’impressionnante foule par des gaz-lacrymogènes et des tirs à balles réelles.
Bilan encore provisoire fait par politiquerdc.net fait état d’au moins 3morts et 1 selon les sources policières, plusieurs dizaines de blessés et des dégâts matériels dont véhicules et motos endommagés.
Le cortège dégagé de la foule, Jean-Pierre Bemba s’est retrouvé finalement au siège interfédéral du MLC ville de Kinshasa situé sur l’avenue du port dans la commune de Kasavubu.
Vite, le lieu a été pris d’assaut par plus d’un (1) million des militants et sympathisants du MLC. Difficile pour la police de contenir cette marée humaine spontanée venue avec détermination de saluer l’arrivée de « IGWE » à Kinshasa.
Ici, Bemba n’a dit aucun mot, mais il a tout simplement salué ce public monstre. De là, le cortège accompagné toujours par la foule s’est dirigée vers le complexe commercial GB, une propriété de la famille Bemba située dans la commune de Ngaliema.
Interdit d’accéder à la résidence familiale située sur l’avenue Pumbu dans la commune de la Gombe, au motif qu’il s’agit d’un quartier résidentiel ou sont logés le président de la République, les ambassadeurs et autres dignitaires du pays, Jean-Pierre Bemba est actuellement bloqué dans l’enceinte du GB. Sur place, on y voit également la présence de la police sans oublier la foule qui voudrait se rassurer que Bemba est bien arrivé chez lui à la maison.
Pour le moment les autorités policières et militaires dont le commandant de la ville, le Général Sylvano Kasongo qui déclarent agir sur ordre de la hiérarchie sont dans l’enceinte du complexe commercial GB. Ces officiers militaires et policiers obligent à Bemba d’aller passer nuit dans un hôtel. Le sénateur Bemba et toute sa délégation et cadres du parti sont en ce moment même bloqués en attendant les négociations qui sont en cours. Véritable situation de pris en otage en pleine ville d’un parlementaire de surcroît ancien vice-président de la République, dénonce le MLC.
En attendant une solution palliative, le bref séjour kinois de Jean-Pierre Bemba risque de ne pas être du tout aisé pour le pouvoir en place ,mais aussi pour la police congolaise, dans la mesure où, la présence de Bemba perçue comme une source de « consolation » et de « réconfort moral » pour la population, pourrait occasionner chaque jour des mobilisations inattendues dans tous les rayons de ses activités quotidiennes. Chose que Kinshasa ne veut voir ni entendre.
Jean Médard LIWOSO
























































