La machine à voter fait encore parler d’elle. En dernière date, c’est le rapporteur – adjoint de la commission électorale nationale indépendante dévoile le secret savamment gardé jusqu’ici. Le rôle du dispositif électronique des élections reportées au 30 Décembre prochain en République Démocratique du Congo.
Dans une interview accordée à TV 5 monde, Onesime Kukatula Falash, professeur d’université de son état, n’est pas allé par 4 chemins.
Pour lui, les fonctionnalités de la MAV ont été justement faites pour assurer la transmission des résultats de manière électronique vers le serveur central.
Une réaction bouleversante en ce moment où l’aile dure de l’opposition (Lamuka) venait d’accepter l’usage de la machine comme une simple imprimante.
Les révélations du professeur Rapporteur de la CENI ne sont pas vaines, même s’il a semblé aussitôt changer de version après que l’un de ses collaborateurs l’ait soufflé à l’oreille – la version mensongère, qui a essayé de mettre tout le monde d’accord, à savoir : l’impression des bulletins de vote pour le comptage manuel.
La première version évoquée par le rapporteur a été relayée par beaucoup d’autres agents électoraux de la CENI – interviewés par le même média. Pendant qu’ils étaient en pleine formation, ces agents ont témoigné que la transmission des résultats de vote se fera d’abord par la voie électronique.
Comme pour dire que le bureau de la CENI pourrait déjà rendre public les résultats des élections , avec tous les risques de fraudes nécessaires – avant que l’on puisse terminer le comptage et l’affichage des résultats manuels devant les bureaux de vote.
Cette révélation du rapporteur – adjoint de la centrale électorale, vient confirmer davantage le caractère opaque du processus électoral en cours et risque de renforcer la méfiance au sein de l’opinion sur l’usage de la MAV.
Rappelons que l’article 237 ter de la loi électorale en vigueur interdit le vote électronique pour les élections prochaines en RDC.
A voir l’évolution de la situation, rien ne rassure que la CENI va respecter cette disposition légale, étant donné que la machine à voter elle-même n’a aucun soubassement légal.
Constant Mohelo
























































