L’on connaît, depuis le début de cette semaine, le nom de celui qui conduira l’équipe gouvernementale à former prochainement. L’attente a été longue, mais les congolais sont aujourd’hui fixés sur l’homme chargé d’exécuter le programme de la coalition au pouvoir.
Sylvestre Ilunga Ilunkamba, car c’est de lui qu’il s’agit, a devant lui la montagne des défis à gravir: la formation du gouvernement appelé conjointement à appliquer la vision politique de la coalition FCC-Cach et à répondre aux attentes socio-économiques d’un pays en proie à la crise multi-sectorielle.
La difficulté est de trouver – dans la société gangrenée par les anti-valeurs les rares congolais aptes – moralement et intellectuellement- à relever les défis.
Issu lui-même du PPRD – parti majoritaire du FCC responsable du bilan actuel – le premier ministre devra s’employer, avec son équipe, à marquer la différence avec le gouvernement précédent. C’est ainsi qu’il pourra prouver non seulement à l’autorité morale de sa plateforme qu’il répond au profil de l’un des quinze hommes recherchés pour appliquer son projet de société dénommé autrefois « cinq chantiers », mais convaincre l’actuel chef de l’État . Pour y arriver, la sélection des membres du gouvernement devra être opérée sur de strictes critères objectifs: intelligence, expérience et moralité.
Les cheveux gris sont souvent l’indice de la sagesse et de la maturité. Ces symboles de la gérontocratie ne peuvent tolérer les erreurs ni dans le choix des animateurs ni dans les résultats attendus.
Il reste que le peuple garde frais à l’esprit les mauvais souvenirs de certains membres du gouvernement Tshibala qui se sont illustrés dans la corruption et les détournements des deniers publics. De par ces gabegies, il serait intolérable de revoir leurs auteurs réapparaître dans la gestion de la res publica. D’ailleurs, la simple évocation de cette hypothèse hérisse les poils et pourrait – à ne point en douter – provoquer la colère populaire, par des mouvements de protestation. Et pour cela, les militants de l’udps – pour ne parler que du parti présidentiel – ne sont pas avares de menaces. Ils déclarent, à ceux qui veulent bien les entendre, qu’ils prendraient la rue pour contester les anti-valeurs éventuelles.
C’est ici que doit intervenir la sagesse pour pouvoir choisir entre la compétence, l’expérience, le novisme et l’intégralité, ceux qui doivent composer cette équipe gouvernementale qui aura une lourde responsabilité de répondre aux désidératas de la population qui se résument par la sécurité, l’emploi, les infrastructures , l’éducation et la santé.
La matérialisation de tout ceci ne peut être possible que par la prise de conscience des acteurs politiques de promouvoir avant tout l’intérêt général du peuple congolais. Le premier ministre devra savoir qu’il a été nommé pour servir le pays et non pas son parti , le PPRD !
Isaac Ngwenza Ebongo/JKM





















































