Il n’y a plus le moindre doute, les massacres à répétition de la population congolaise – les Nande, Bashi et d’autres groupes ethniques de l’Est du pays – s’intensifie depuis l’accession de Félix Antoine Tshisekedi à la tête de la République Démocratique du Congo.
L’on ne compte plus les morts des tueries barbares et sauvages des forces négatives à l’Est de la RDC.
Une insécurité multiforme aux causes multiples qui ne laissent pas en paix les populations de l’Est du pays. Venu éclairer la lanterne des députés le mercredi dernier à l’Assemblée nationale, le ministre de la défense et anciens combattants a déclaré que la guerre de l’Est du pays est asymétrique. Il en a appelé à l’appui de toutes les forces vives de la nation, notamment les parlementaires afin d’aider les FARDC à vaincre cette bataille.
Rappelons ici que plus de 80 morts ont été enregistrés rien que pour la semaine passée dans le territoire de Beni. Une situation meurtrière qui n’a pas laissé indifférente la population locale qui a exprimé son ras-le-bol, mettant en sacs l’une de base de la Monusco à Beni.
Il faut dire que malgré le choix stratégique l’opération dénommée « Sukola » de Forces armées de la République Démocratique du Congo, des échanges de renseignements entre les États Majors des pays limitrophes ; le discours populiste du président de la république prêt à donner sa vie et des promesses de campagne pour le rétablissement de la paix à l’Est : l’opération des FARDC Sukola s’enlise.
Silencieux, le président de la république serait-il entrain de perpétuer- malgré ses discours lénifiants – la volonté de Joseph Kabila, son « maître d’école » de voir l’insécurité régner à l’est du pays?
D’aucuns congolais se posent déjà cette question.
Les dernières nominations militaires signées dans le but de renforcer l’autorité militaire et la conduite des opérations ne rassurent pas les populations congolaises, car certains promus sont impliqués de près ou de loin dans cette situation confuse à l’est du pays. Deux parmi eux étant sous sanction du gouvernement américain et ou de l’Union européenne.
La paix et la sécurité seraient-elles hypothétiques pour nos compatriotes de l’Est du pays ? Il est évident que la paix est possible à l’est du pays, mais elle n’y est toujours pas.
La situation sécuritaire en République Démocratique du Congo a besoin d’un nouveau président au profil d’un vrai et fin stratège militaire et politique, portant l’étoffe d’un chef des armées avec une expérience avérée et une maîtrise de l’armée congolaise.
De Bukavu à Beni en passant par Goma et plusieurs villes du pays, l’on observe aujourd’hui lundi une journée de deuil et ailleurs des manifestations pacifiques poussées à la violence. À Kinshasa, en soutien aux populations de Beni, une manifestation avait été organisée la semaine dernière.
Partie de la place des évolués, dans la commune de Gombe pour le palais de la Nation, cette marche avait chuté par le QG de la Monusco à Kinshasa.
Alain Bwembia


























































