L’alerte lancée par Politiquerdc.net dans sa livraison de ce dimanche 12 janvier (ndlr : unikin : un étudiant de G3 de la faculté de droit porté disparu depuis les troubles du 6 au 7 janvier dernier), a produit rapidement et favorablement ses effets.

Michel Gbalalu Kpende, disparu lors des incidents qui ont opposé les policiers aux étudiants de l’Unikin , a été retrouvé au fond d’une cellule carcérale au niveau de l’inspection provinciale de la police nationale congolaise ville-province de Kinshasa.

Cet étudiant régulièrement inscrit en G3 droit a été jeté – tel un malfrat – en taule de l’inspection provinciale de la Police, en piteux état, suite à la torture policière.

Votre média en ligne vient d’être recontacté par la même source – l’assistant Gilbert Manza – pour lui féliciter et lui annoncer que le jeune homme a été finalement retrouvé ce lundi 13 janvier 2020.

En proie aux douleurs et hématomes résultant des violences physiques subies lors de son arrestation, cet étudiant de l’Université de Kinshasa est affecté à l’oreille gauche à la suite de la torture dont il a été la cible de la part de ses bourreaux en uniforme, affirme notre source.

Originaire de la province du Nord-Ubangi, Michel Gbalalu Kpende est sans famille ni un quelconque soutien à Kinshasa. Il survie – dans la galère qui gangrène les prisons et les autres milieux carceraux de la République Démocratique du Congo – grâce à la solidarité de ses compagnons d’infortune, les codétenus retrouvés dans le cachot de la police. Ces cachots qui sont d’ailleurs censés être fermés conformément à la promesse du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi.

Fondu et totalement méconnaissable, Michel Gbalalu Kpende est plongé depuis une semaine dans une cellule réservée aux grands criminels alors qu’il n’est qu’un simple étudiant ayant manifesté son mécontentement. Ce qui est visiblement une torture morale quotidienne en plus des sévices subis.

À en croire Gilbert Manza – assistant à l’Université de Kinshasa qui a alerté votre rédaction de cette affaire – la situation de Michel requiert des soins médicaux et un traitement approprié et ce, sans délai.

Alain St. Bwembia