Dans l’une de nos dernières livraisons nous vous annoncions la suspension de deux bourgmestres par le ministre provincial de l’intérieur de la Ville-province de Kinshasa. Cette liste s’est allongée ce matin.
En effet, le Gouvernement Provincial de Kinshasa semble désormais déterminer à se débarrasser des bourgmestres en déphasage avec la vision d’assainissement et de la lutte contre la nuisance sonore dans la capitale congolaise.
Le ministre provincial a.i. de l’intérieur , sécurité et affaires coutumières – patron de l’administration territoriale provinciale de la ville de Kinshasa – est actuellement à pied d’œuvre en train de mettre à l’écart quiconque aurait sabordé la vision de Gentiny Ngobila.
C’est dans cet élan que 6 autres bourgmestres viennent à leur tour d’être frappés d’une mesure de suspension dès ce jeudi 6 février 2020.
Ils sont actuellement au nombre de 8 bourgmestres touchés par la sanction du ministre provincial a.i. de l’intérieur et sécurité Didier Tenge Litho, pour n’avoir pas fait observer les instructions relatives à l’assainissement de la ville en rapport à l’opération dénommée Kin – Bopeto et l’édit relatif à la nuisance sonore et autres incommodations du genre. Les bourgmestres suspendus ce jour sont ceux des communes de Kimbaseke, Lingwala, Matete, N’djili, Ngiri-Ngiri et la de la N’sele.
Déterminée à assainir la ville de Kinshasa, l’autorité urbaine précise que la série des sanctions n’épargnera aucun bourgmestre en décalage et qui ne se rangera pas aux instructions du numéro 1 de la ville.
Lancé depuis plus de 3 mois par le président de la République Félix – Antoine Tshilombo Tshisekedi et le Gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngobila, l’opération Kin – Bopeto peine toujours à donner à la capitale congolaise sa belle robe. Il faut signaler que les militants et sympathisants de l’udps/Tshisekedi qui ont tenté de se mobiliser devant certaines municipalités, notamment à Ngaliema, Selembao et autres pour contester la suspension de leurs camarades du parti, ont été calmement maîtrisés par les forces de l’ordre.
Constatant l’inefficacité de cette opération et pour faire pression à l’autorité urbaine, un groupe de jeunes activistes conduit par Frédéric Marcel Bononga avait lancé une campagne citoyenne « la ville est salle », début Janvier 2020.
Cette campagne lancée dans les réseaux sociaux consistait à publier des photos de l’insalubrité dans les avenues, quartiers et communes, tout en géolocalisant des endroits concernés.
Espérons que de telles mesures sauront rendre à Kinshasa sa réputation de Kinshasa-la-Belle. Avouons que la tâche est colossale et donc difficile, mais pas impossible.
Alain St. Bwembia


























































