L’ordonnance présidentielle limitant le nombre des services publics aux frontières n’est pas respectée, notamment dans le Grand Katanga.

Le ministre des finances venait de palper du doigt cette réalité à l’occasion de sa mission d’inspection dans les provinces démembrées du Grand Katanga.

Dans une interview accordée à la presse à l’issue de sa mission dans cette partie du pays, José Sele Yalaghuli soutient qu’au-delà des raisons internes, la multiplicité des services dans les frontières est l’un des éléments importants qui justifient la faible mobilisation des recettes aux frontières.

D’après l’ordonnance signée depuis la période de transition 1+4 (2003-2006), seuls quatre services étaient habiletés à œuvrer dans les frontières du pays; à savoir :

– La Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA)
– L’Office Congolais de Contrôle (OCC)
– La Direction Générale des Migrations
– L’Hygiène aux Frontières.

Mais à ce jour, on compte plus de services que ceux prévus. L’armée, la police, l’agence nationale des renseignements et beaucoup d’autres services fonctionnent au vu et su de tout le monde dans les frontières. Une situation qui n’augure pas un bon climat des affaires. Beaucoup d’opérateurs économiques dénoncent des tracasseries administratives à outrance.

José Sele Yalaghuli qui rappelle l’impératif qu’il y a aujourd’hui de laisser la douane faire correctement son travail, promet de faire rapport au gouvernement central afin de rétablir l’ordre dans les frontières et permettre ainsi à la DGRAD de travailler sans entraves afin de renflouer les caisses de l’État dans le but de permettre à l’exécutif national d’atteindre les assignations de 11 milliards de dollars américains prévus dans la loi des finances exercice 2020.

Rédaction